‹ NormaChapitre 6 sur 55 · SCÈNE IT · texte numérisé non relu

SCÈNE IT

OROVÈSE, SIGISMAR,, PRUIDES , SOLDATS GAULOIS.

OROVÈSE, SHvanl des yeux Les Romains qui.

disparaissent. ‘ On ne peut faire un pas sans trouver des Romains. SIGISMAR.

Où cacher nos projets, s’il faut dans les lieux saints Voir l’hydre impériale infecter nos mystères ? OROVÈSE.

Patience. Le monstre acharné sur nos terres N'y dévorera pas le glaive de Brennus.

8IGISMAR.

C’est au tour de la Gaule à tuer un Varus.

UN GAULO(S. oo on Et Norma cependant à à nos drapeaux contraire. A Ferme le ciel guetrier devant l’encens de guerre. 7 OROVÈSE.

Nos morts le rouvriront. Je suis des vieux Gaulois Qui veulent qu’au conseil les femmes aient Leurs voix. Le premier, quand ma fille explique leurs miracles,

ACTEI,SCÈNE IT 7

Des dieux qu’elle traduit j'adore les oracles ; * Mais tout n’est point au ciel lisible pour ses yeux, Et l’homme se dispose, en attendant les dieux. SIGISMAR.

La servitude en nous n’est pas invétérée.

OROVÈSE.

Quand c’est pour s’affranchir, la révolte est sacrée. Pourquoi par les Romains nous laisser ravager, Quanduous avons, comme eux, dufer pournous venger? Je ne sais si le ciel fait naître des esclaves, Mais je sais que la Gaule est le pays des braves ; Et si Rome a besoin de sang pour s'assouvir, . Je sais que ses enfans sont là pour en fournir. Que la mort désormais nous rencontre en batailles : Et que la liberté. pleure À à nos funérailles!

‘NORMHA:

Votre conseil farouche a jusques sur l'autel Abrégé d’Irminsul l’entretien immortel.

Ne vous aï-je pas dit , Prêtresse du tonnerre, : Que le ciel dés soldats, encombré par la guerre; 2 Ne veut plus recevoir vos sangläns députés? : ? ‘ ” Si vous bravez des dieux les hautes volontés, .o cites Ne venez pas, at moins quand je les interprète MS | D'un bruit séditieux insulter leur retraite.‘ | SIGISMAR.

C’est l’aspect des Romains qui trouble ces rameaux. | L UN -GAULOIS. Li Nos champs ne veulent plus des Romains que leurs 08.

8 i' TNORALA;,

Et vous commencerez = leur donner les vôtres. cuites SIGISMÆAR ; . | Notre chaïne est usée. :

‘:NOBMA.

Et vous en a forges d’autres.

| it 0 SIGISMAR. | Le chemin des combété mène:à la kbérté.

. 330: :.. NOREA EE Celui du siège à à la:captivité.

anti c'oRoNèsR. à 0:

Et qui pourrait, ma:blle, outrant la tyramie , Inventer pour la. Gaule:un surcroît d'agonie?.

Quand nos fets sont srop tourdspour luitendre les bras, Pensez-vous que lk:ciel nous courbe éncor'plus bas? Sans doute avec le sort, votre ame familière

Peut prêter à la nôtre une-sainté lumière ;

Mais un oracle aussi sort du fond des ourmens,

Et j'ai vu, nemué par nos gémissemens, ue

Du chéné, où notre glaive est las de nous attendre »

Le feuillage de fer frissonner:pour descendre.

Depuis que nas bourreaux saut.venus sur des-hards Quêter en souverains nos antiques trésors... : : ., Quels jours en deux cents ans sont levés saquilit Pour construire les, leurs; ils, ont detruit no, villes: C'est peu pour engraisser leur insolent repos, : ,,. De labourer yn sol , qu'ils dévorent d’ impdts : core II faut les Hoir, squillant la vertu des familles, : ,…, / Taxer dans nos foyers la pudeur.de nos filles Lis it Ont:ils plus de respect pour nos simples autels?

Ils dépouillent nos dieux de leur rang d’immortels ; ; Et sur le sol Gaulois affrontant leur menace ) 7

Un ciel usurpateur leur miésuré Ja place.

Jupites} Sérapis, l'indigent du Thabot;

Page 1