‹ Nos adieux à la vieille SorbonneChapitre 11 sur 33 · SECOND · texte numérisé non relu

SECOND

Pour luy faire entendre que toute la Compagnie est prcst de faire ce qu'il lui plaira touchant l'arrest intervenu on la Cour du parlement de Paris pour passer contract d'achat avec dame Monanleuil vcfvc de feu M. Foulu, médecin, pour la maison qui est nécessaire pour parfaire et accomplir tout son dessein.

Que Messieurs les députés sont seulement chargés de la Compagnie de lui représenter très humhlement que les deniers (jui sont es colïres de la maison proviennent du remhoursement (|ui a esté faict a la Compagnie depuis six mois déjà et proviennent iceulx deniers des fondations des chaires et lectures en Théologie, et ohits fondés en la maison a l'efTect de prier Dieu pour les fondateurs nos confraircs, que uéantmoins la Compagnie n'a pas voulu replacer ailleurs, quoyque plusieurs occasions se soient présentées pour le faire avec assurance, mais les a voulu conserver pour luy en laisser la disj)Osition et iemploy ainsy que hon luy senihlera pour l'achat de cette maison : qui par arrest de la Cour a esté estimée quarante mil livres, sans y comj)rendre l'indemnité qui coustera encorcs bien prest de dix mil livres.

Pour laquelle indemnité fault qu'il plaise a Messieurs les députés supplier très humhlement Monseigneur le Cardinal d'employer son authorité et faveur envers Messieurs de la Ville |)our en avoir hon compte, attendu que la Compagnie prévoit et a crainte de tumher a ladvenir en une pauvreté, a cause que toutes les maisons qui luy appartiennent et qui font tout le meilleur de son revenu sont toutes caducques, et fauldra en rebastir la plus grande partie dans vingt ans. Ce qui provient de ce (|ue nos prédécesseurs ont esté conlreints par le passé pour la pauvreté de la Maison de donner a vie les-

dictes maisons a certaines personnes qui les ont l'aict bastir avec peu de soing et g:rande es})argne, que depuis peu elles nous sont retournées, mais en si mauvais estât que si la Maison est contreinte d'en l'aire autant a ladveiiir, ce sera sa ruine;

Et sera nécessaire dadjonter (|ue les hastinionts nouvellement faicts par la ma<,niifioence de Monseigneur le Cardinal seront de grand entretien, ce qui augmente encores la crainte de la Compagnie de tumbcr a ladvenir dans la pauvreté, si ce n'est qu'il luy plaise de les délivrer comme elle espère de sa grande bonté et providence;

Que nonobstant toutes ces considérations, s'il jiLiist a Monseigneur le Cardinal, la Conqiagnic aclicptcra lad. maison de lad. vefve Foulu dans trois semaines s'il le trouve bon ou dans tel temps qu'il luy plaira, suppliant très Immblement Monseigneur le Cardinal de faire travailler a l'un et a l'autre édifice, scavoir est à l'église et aux logements qui restent a parfaire pour rendre sa maison acconq)lie.

Ce la Conijiagnie a jugé nécessaire de luy renionsirer et luv en l'aire les très humbles supplications, attendu que dans la Maison de Sorbonne il ni a que deux bacbelliers de logés, que les autres logent en ville où ils peuvent, ce qui apporte un notable changement dans la Compagnie en sa discipline, attendu que les jeunes bacbelliers se passent docteurs, sans avoir pris aucune bonne inlorniation et bonnes mœurs et bonne vie, que la Compagnie a coustumc de laisser dans l'esprit de cculx qui ont sa conversation p;ir le bon exemple d'intégrité et grande vertu des anciens.

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