‹ Nos adieux à la vieille SorbonneChapitre 19 sur 33 · ART. L · texte numérisé non relu

ART. L

Secondement mondit Seigneur le Duc d'Orléans réserve pour sa vie la nomination des professeurs qui rempliront les premiers cette chaire et l'intention de mondit Seif,meur le Duc d'Orléans est ([u'à l'avenir toutes fois et quantes ladite chaire viendra à vaquer soit par démission ou décès du professeur, ou autrement en quelque sorte et manière que ce soit et puisse être, aucun ne puisse luy succéder ni être établi à sa place qu'il ne soit choisi entre tous les docteurs séculiers en théologie de la Faculté de Paris, dans une assemblée de la Maison et Société de Sorbonne qui sera indiquée à cet effet dans ladite Maison par le Prieur de Sorbonne, après la célébration d'une messe du Saint-Es[)ril en l'église de ladite Maison dans bujuelle assemblée il sera procédé à l'élection du professeur par le Prieur et par les docteurs tant de la Maison que de la Maison et Société de Sorbonne, lesquels choisiront entre les docteurs séculiers de la Faculté de Paris présens ou absens de ladite ville celui qu'ils jugeront en leurs consciences être le plus capable de succéder à ladite place de professeur pour enseigner l'Ecriture sainte selon le texte hébreu, sans avoir égard à aucune autre considération en faveur de qui ni de quoi que ce soit, le tout dans la forme ordinaire de leurs autres élections.

Troisièmement mondit Seigneur le Duc d'Orléans entend fonder ladite chaire sur le même pied que les autres chaires d'Ecriture sainte cy-devant fondées en Sorbonne, son intention étant que les professeurs et les étudians aient les mêmes droits, congés et vacances que les autres professeurs et étudians de Sorbonne et qu'ils jouissent des mêmes privilèges.

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