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Cinquièmement, comme le cours ordinaire des classes de the'ologic est de trois années, ce qui aura pareillement lieu pour ceux qui étudieront sous le professeur qui remplira la chaire fondée par ces présentes, mondit Seigneur le Duc d'Orléans en explitpiant plus particulièrement ses intentions, a prescrit icy les fondions (pi'il entend être remplies par le professeur (jui sera clioisi pour ladite chaire, non seulement pendant les trois années de cliaipie cours, mais encore pendant chacune des années dudit cours en particulier.
D'abord le professeur ouvrira tous les ans sa classe par un discours sur l'utilité et les avantages de la langue jiébraique.
Ensuite, j»endant {[uinze jours ou un mois au plus, il interrogera ses disciples pour connaître s'ils sont instruits des principes de la langue hchraï(pic et sur les |)oints hébreux, selon la méthode accoutumée des juifs et non point selon les nouvelles méthodes ou toutes autres par lesquelles on enseignerait l'hébreu sans se servir de points, l'intention de mondit Seigneur le Duc d'Orléans n'étant point (}uc ledit professeur dicte ou explicpie d'une manière suivie aucune grannnaire hébraicpie, mais qu'il interroge seulement ses disciples j)our sçavoir s'ils ont les qualités nécessaires pour pouvoir j)roliter de ses leçons.
Pendant ledit cours desdites trois années, il dictera à ses disciples de courtes notes sur les endroits les plus difficiles des livres saints qu'il e\pli({uera chaque annc'e.
De plus, cluKjue jour de classe, il interrogera ses disciples en forme de conférences et pendant chaque cours il luy sera permis de faire soutenir à tels des étudiants qu'il voudra choisir, parmi ceux qu'il jugera s'être les plus distingués, des exercices publics sur le texte hébreu en Sorbonne, ainsi (pie cela se prati(pie dans les collèges de l'Université pour les Humanités et la Philosophie.
Pendant la première année de chaque cours, après quinze jours ou un mois au plus destinés à interroger les étudians sur la langue hébraïque ainsi qu'on vient de l'expliquer, le professeur expliquera les livres de la Genèse et du Deutéronome par préférence à tous les autres livres de l'Ecriture sainte, luy laissant cependant la liberté d'expliquer aussi, si le tems le luy permet, les autres livres du Pentateuque et les livres de Josué, des Juges et des Rois.
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Pendant la seconde anne'e, toujours après l'expiration desdils quinze jours ou d'un mois au plus destines à interroger les etudians sur la langue hi'braïque, il ex[)li(iuera le livre des Psaumes en entier, et ce par préférence ii tous les autres livres de l'Ecriture sainte, avec la liberté d'expliquer d'autres livres, surtout les Prophètes, si le tems le luy permet.
Enfin la troisième année, ledit tems cy-dessus marqué étant expiré, il expiiijuera })ar préférence à tous autres livres ceux de Daniel, d'Esdras et d'Esther, et comme dans lesdits livres il y a du Clialdéen, qui est un dialecte de la langue hébraïque, avant que d'expliquer les endroits en Clialdéen, il interrogera ses disciples sur la grammaire Chaldaïque.
Déclarant en outre mondit Seigneur le Duc d'Orléans t{u'il entend que toutes les explications dictées et exercices dont il vient d'être parlé soient faits en langue latine.