‹ Nos amis les canadiensChapitre 100 sur 109 · L'ADRESSE AU CONSUL GÉNÉRAL DE FRANCE · texte numérisé non relu

L'ADRESSE AU CONSUL GÉNÉRAL DE FRANCE

Nous ne savons pas résister à l'envie de donner ici l'hospitalité à une « Adresse » qui nous à procuré l'une des plus vives joies et le plus grand honneur peut-être de notre vie. Au mois de novembre 1906 nous fûmes spontanément choisi par la colonie française du Canada pour adresser un adieu public à M. Alfred Kleczkowski , consul général très aimé, qui, après avoir représenté la France pendant 12 ans, était nommé Ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire de la République française à Montevideo. Nous lui lûmes cette Adresse, le 18 novembre, dans une des plus grandes salles de Montréal, où avaient été convoqués par la voie de la presse tous nos compatriotes : l'on y remarquait nettement les deux éléments très distincts de la colonie française des villes, d'une part les fonctionnaires du consulat, les médecins, les professeurs, hauts banquiers et commerçants, de l'autre de très modestes gens du peuple : malheureusement les représentants de la nombreuse colonie agricole n'avaient guère pu venir. J'espère que ces lignes aideront à saisir les divers moyens d'influence française qui s'ofl'rent dans les villes du Canada.

Monsieur le Ministre,

C'est à l'un de ses derniers venus que la Colonie française de Montréal n'a pas craint de confier le grand et lourd honneur de lui servir de porte-parole à la veille de votre départ, certaine que, si depuis une année seulement il vous avait vu agir, il n'aurait, pour considérer l'ensemble de votre œuvre depuis douze ans, qu'à recueillir les échos fidèles et sonores de la terre canadienne.

Les premiers mois de votre charge, vous les avez passés dans la vieille cité de Québec, qui vous a laissé un souvenir d'une intimité ineffaçable (Montréal n'en sera point jaloux) et que vous avez si bien caractérisée vous même « cette ville d'une originalité exquise, autour de laquelle flotte un charme héroïque d'épopée et de rêves.. . ». Puis vous êtes venu planter le drapeau tricolore de la Chancellerie de France au cœur de cette vaste métropole, plus populeuse, plus affairée, plus cosmopolite. Ce grave changement de lieu entraînait avec lui, dans la nouvelle conception de votre rôle, une sorte de création à faire : vous l'avez faite, Monsieur le Ministre, en y imprimant le cachet le plus ferme et le plus personnel.

Quels fui'ent donc vos secrets pour y parvenir? Les Français de Montréal, je vous dois cet aveu, ont bien cru les surprendre : ces secrets consistèrent en deux choses, dans votre présence assidue à toutes les réunions françaises et dans votre parole.

Qu'il s'agît de l'Union Nationale Française qui s'est si heureusement développée sous votre Consulat et à qui vous avez su faire octroyer une part sur les fonds du pari mutuel, — de la Chambre de Commerce Française avec laquelle vous avez préparé l'importante signature du traité franco-canadien, — de la Société des Vétérans français, dont vous avez encouragé la naissance, — de la Mutuelle Française, dont vous êtes l'un des membres honoraires, — des cours de littérature française de l'Université Laval,

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où vous avez toujours soutenu le titulaire français, lui et les œuvres complémentaires qu'il tentait de fonder, — partout, à votre ponctualité pour assister à toutes les séances de ces divers groupes, 1 on sentait que vous mettiez l'idée d'une sorte de devoir patriotique ; et, comme vous appartenez à la classe très peu nombreuse des hommes qui savent écouter, votre présence seule était un exemple pour tous et un encouragement pour ceux qui avaient à prendre la parole, nous sommes nombreux ici à l'avoir éprouvé.

Mais souvent, très souvent par bonheur, après avoir écouté vous parliez, et l'autorité que vous y apportiez naturellement et aussi la distance où nous sommes des côtes de notre Patrie, faisaient que toujours votre parole devenait un acte. 11 est des jours, Monsieur le Ministre, où elle a fortement retenti, où elle a porté loin, jusqu'à Paris et à Londres : ce furent ces journées de 1895 et 1898 où, soit à Montréal soit à Québec, vous saluiez avec émotion les statues de ces trois vieux héros français, toujours jeunes ici, le Chevalier de Maisonneuve, le Maréchal de Lévis, Samuel Champlain ; cette autre journée plus récente, à Annapolis en Acadie, où représentant M. le Président de la République en face des vaisseaux de guerre français, anglais, américains, vous croyiez revoir, à deux cents ans de distance, emporté sur les ailes de votre brillante imagination, les joyeuses caravelles de Champlain, de Monts, de Poutrincourt abordant, à Port-Royal, la terre d'Amérique. La science, — qu'il convienne de célébrer notre Code civil ou bien les progrès de la médecine française, — vous a inspiré, depuis un an, à l'égal des grands souvenirs militaires de l'épopée canadienne. Mais à travers des sujets si variés, ce qui revient incessamment sur vos lèvres, c'est le portrait de notre chère France, votre tendre amie, ce portrait que vous reprenez amoureusement chaque fois, le faisant chaque jour, semblet-il, plus pénétrant encore et plus ressemblant, à la lumière de l'histoire sereinement envisagée suivant la

manière de votre maître de prédilection, Gabriel Hanotaux, et aussi grâce à vos propres observations d'une acuité tempérée par le cœur et par la poésie. Ce furent là, Monsieur le Ministre, les grands jours où votre parole était émouvante.

Les jours ordinaires, elle était charmante, ni les Montréalais ni les Montréalaises, habitués de nos grandes séances françaises, ne l'oublieront de sitôt. II n'y eut guère en cette ville de réunion de nos compatriotes, particulièrement à l'Alliance Française (dont vous avez contribué à fonder la section canadienne et pour qui, confessezle, vous nourrissiez quelque faible), où, après le programme épuisé, tout le monde n'attendît un dernier numéro, jamais annoncé, toujours prévu, et non pas le moins agréable : M. le Consul général résumant la séance, remerciant le conférencier, redressant courtoisement, si besoin était, quelque partie qui appelât une retouche, et, tout en badinant, cueillant en une improvisation élégante, le fin bouquet spirituel de la soirée. Ah ! que de soirées désormais où le programme, bien que suivi à la lettre, nous semblera incomplet !

Hélas, nous ne pouvons plus vous retenir. La France que vous comprenez si bien, vous a compris à son tour ; elle a reconnu en vous l'un de ses fils les plus dévoués, comme elle en sait trouver et inspirer à toutes les époques de son histoire, et elle vous le témoigne hautement : nous vous aimons trop pour ne pas essayer, malgré lamertume de nos regrets de nous en réjouir... un peu. Partez donc, pournous aller représenteraussi bien dansl'une des grandes capitales de l'Amérique du Sud ; vous laissez derrière vous une œuvre au Canada, œuvre de paix, de calme, d'élévation d'idées et de concorde, particulièrement difficile à accomplir ici avec d'aussi grandes divergences de vues et de races, et qui ne demandait rien moins que l'alliance délicate des convictions les plus fermes et du tact le plus exquis. Partez, Monsieur le Ministre ; du haut de leur piédestal,

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nos grands ancêtres que vous avez si bien chantés, Champlain à la mine grave, Maisonneuve sous son héroïque feutre à plume, Lévis sous sa cuirasse de maréchal, le fin et vaillant marquis de Montcalm, dont vous avez avec joie décoré 1 historien ', tous vous font, de la main, un signe amical : ils vous estiment digne d'eux. Ramassez au pied de leur statue et cachez sur votre coeur une rouge feuille d'érable *, qui vous servira avec le Saint-Michel d'or de Frémiet ^, de viatique et de réconfort dans votre exode de trois mille lieues. Les rives du Saint-Laurent, qui se souvient ^, garderont le nom d Alfred Kleczkowski, et notre premier consul de France en résidence à Montréal vi\Ta longtemps dans le cœur des Français du Canada.

Louis Arnould,

Professeur de Littérature Française à l'Université de Poitiers, Délégué depuis 1905 dans la Chaire de Littérature Française de l'Université Laval de Montréal.

L JL l'abbé Casgrain, professeur d'histoire à l'Université Laval de Québec.

2 On sait que l'érable est l'arbre national du Canada et que trois de ses feuilles font partie des armes de la province de Québec, comme de celles d'Ontario.

3. Belle reproduction artistique qui avait été offerte au Consul par la colonie, quelques années auparavant.

4. a Je me souviens d, devise de Champlain, qui a été adoptée par la province de Québec.

Après avoir retourné le problème canadien sur plusieurs de ses faces, nous voudrions avoir réussi à persuader nos lecteurs de tout l'intérêt qu'il présente : parmi les questions ethniques du monde nous n'en voyons aucune, sauf la question alsacienne, qui soit plus attachante à pénétrer pour un Français.

Aucune d'ailleurs ne semble plus complexe. Le Canada que nous avons présenté, n'est sans doute pas le Canada simple, vague et sentimental qui apparaît communément de loin à l'imagination française et qui naguère apparaissait à la nôtre ; mais il a quelque chance pour être plus vrai. Nous avons en tous cas relaté sincèrement, crûment parfois, sans ménager personne, les observations que nous avions faites à toute heure pendant deux années de suprême intérêt, — après avoir eu soin de les mûrir et de les compléter par cinq ans de réflexions, de lectures, d'abonnements de journaux canadiens, de relations constantes avec les gens de là-bas.

Les lecteurs qui nous ont suivis doivent donc comprendre d'abord ou deviner que le grand froid proverbial du Canada, qui sait si bien s'en défendre, n'empêche de s'épanouir ni les riches moissons ni

une vie de plein air, toute méridionale, le jour et même la nuit ; il fournit ce pays de sports de société tout l'hiver et lui donne, par la lumière indéfectible tombant en nappes sur les neiges et sur les glaces, six mois durant, une émouvante beauté le jour, plus étrange encore la nuit avec le feu blanc des constellations, la profondeur de l'obscurité bleue et, de temps à autre, les aurores boréales féeriquement roses.

Ce beau froid joj^eux, qui tonifie le sang, doit contribuer à la santé et aussi à la gaieté bon enfant, à la caressante cordialité canadienne, qui nous rendent comme une France d'ancien régime n'ayant point passé par le douloureux laminoir des révolutions.

Sur cette terre heureuse en dépit de son climat, fleurit la foi avec une force spontanée et collective, et elle se montre agissante et hardie. La mémoire de ses bienfaits historiques est loin d'être effacée, puisque, il y a si peu de siècles, elle était créatrice de cette colonie française, la plus belle de toutes, et plus récemment encore, au lendemain de la mort glorieuse de Montcalm, — Tunique protectrice des abandonnés de 1763 ; aussi, de toutes parts, se fait-elle aujourd'hui organisatrice des intérêts moraux et matériels.

Le Canada français (celui qui nous intéresse le plus et que nous avons le plus complaisamment étudié) adore la France, commenças le savons ici ; mais aussi il estime sérieusement et loyalement

l'Angleterre à la haute tenue morale, qui lui garantit à présent des droits qu'il a achetés de son sang et un maximum de liberté qu'il ne trouverait nulle part ailleurs.

Cette petite nation de 7 raillions d'habitants, qui s'agite dans un trop grand espace fertile, est pleine de vitalité, riche en natalité ; elle fait signe, chaque année, à 300.000 émigrants de tous les coins du monde, surtout des pays anglais, et la forêt se défriche, la prairie se défonce, les hautes moissons s'avancent toujours à la conquête du Nord vers la Baie d'Hudson, les minerais précieux se découvrent dans le sous-sol, la grande industrie se fonde, les nouveaux chemins de fer transcontinentaux jettent leurs rails d'un Océan à l'autre, les maisons de colons jalonnent les étendues sans fin, les villes se doublent

dans l'Ouest tous les 2 ou 3 ans Il n'est point, à

l'heure présente, un pays qui soit emporté par un plus vertigineux essor économique, et le Canada aspire, non sans motifs, à devenir les Etats-Unis du 20^ siècle.

Dans nulle région du monde un Français, jeune, énergique, épris de liberté, d'air pur et d'activité primitive, ne peut se transporter avec plus de certitude, avec ou sans avance d'argent, surtout s'il s'en tient au Bas-Canada, à la province de Québec, où il aura la joie d'accroître de sa petite influence individuelle ce grand foyer français.

Il y a plus : les Canadiens goûtent ardemment les choses de l'esprit. Il réussissent en médecine, courent entendre la musique et la parole, et ils les cultivent

eux-mêmes à l'en vi. Ils dévorent les livres français, et, possédant depuis 60 ans une littérature, ils ont une école historique et deux écoles poétiques qui, avec les Garneau, les Crémazie, les Fréchette et les Nelligan (pour ne parler que des disparus) ont déjà produit de fort belles œuvres.

Tout cela est vrai, et ce sont là les traits brillants et authentiques de la vie du Canada. Mais il ne nous a pas été difficile de distinguer, ce qui existe dans toute nation, les dangers qui menacent sourdement ce pays, particulièrement le Canada français, et nous avons cru de notre devoir d'ami véritable de les signaler, quitte à être désagréable pourvu que nous soyons utile. Ce sont, pour ainsi dire, des dangers intérieurs, de vrais vers rongeurs qui viennent de l'Angleterre, des Etats-Unis et de la France, ce pays dont la triple influence, causée par lapolitique,levoisinageourhistoire, a contribuée la formation de l'âme canadienne.

L'influence française qui s'eS'orce de miner le Canada, c'est, hélas ! la loge maçonnique de Montréal, qui s'appuie sur certains publicistes de France. Par un anticléricalisme grossier qui use couramment de la calomnie, — en France, pour empêcher tout départ de colons, elle travestit les institutions et les mœurs du Canada, et, en Canada, elle s'applique à les souiller : telle est sa double tactique. Elle s'est efforcée de faire manquer le Congrès Eucharistique international de 1910.... Il se produit même de temps

à autre des introductions de cartes postales immondes jusque dans les écoles : de quel milieu peuvent-elles sortir ?

Plus habile et plus explicable naturellement, le péril anglais affecte divers modes, menaçant, les uns tout le Canada, les autres le Canada français. Car le Dominion accueille 100.000 Anglais par an, qui ont été loin de former toujours la fine fleur du Royaume- Uni. Quant aux descendants de nos compatriotes, ils ont perpétuellement à lutter contre une anglicisation envahissante, qui, pour avoir renoncé aux moyens violents, n'en est pas moins à craindre par sa marche sournoise, due à l'impérialisme des vice-rois et des ministres anglais comme au manque de fermeté des ministres canadiens-français. Il semble que, perdus parmi cette grande majorité protestante, les catholiques français eussent pu, du moins sur le terrain religieux, faire cause commune avec les Irlandais, mais voilà que ceux-ci ont machiné une sorte de complot destiné à accaparer peu à peu l'épiscopat canadien.

Les Etats-Unis (« l'Amérique », ainsi que l'on parle là-bas) ont entrepris le siège de l'Ouest du Canada, c'est-à-dire de ces provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan qui sont tellement éloignées de la capitale et du cœur du pays : ils les envahissent sans relâche des flots de leurs colons, et ils leur prouvent sans peine que lafortune leur viendra beaucoup plus vite le jour où la barrière douanière... et même la barrière politique seront abattues entre les deux pays. En attendant, ils imprègnent de plus en plus les

mœurs générales du Canada, et d'une manière qui ne paraît pas toujours heureuse : s'ils lui ont donné la respectabilité de la rue, ils semblent avoir affaibli sa politesse franco -anglaise, l'avoir doté des sports brutaux, de la facilitation du divorce, de la corruption politique, de la crise du service, de la presse à réclames... Il est sans doute heureux que, au mois de septembre 1911, le Canada ait fait nettement machine en arrière, vis-à-vis de ses puissants voisins, refusant de conclure avec eux un Zollverein, qui n'eût pas manqué d'accroître leur influence politique et morale.

Contre ces divers dangers qui ne sont point, on le voit, sans gravité, le Canada ne se trouve pas aujourd'hui entièrement désarmé. Il a d'abord foi dans son étoile, ce qui est la grande force des peuples aussi bien que des individus. Il vibre du fier souvenir de son passé, où il a su échapper à tant d'épreuves terribles, et il sait de temps à autre réunir tous ou presque tous ses enfants dans de vastes assises où ils reprennent conscience de leur force fondée sur les communautés de foi et de langue : tels le Congrès Eucharistique international de septembre 1910 ou le premier Congrès de Langue française en Amérique tenu à Québec en juin 1912, l'une et l'autre manifestations récompensées par un éclatant succès K

1. La délégation envoyée par le gouvernement français sous la présidence de M. Gabriel Hanotaux en mai 1912, a certainement encouragé les Franco-Canadiens en leur prouvant que la France officielle elle-même se souvient d'eux et les aime ; nous avons assisté, non sans émotion, à la réception de cette mission,

De plus le Canada compte à sa tête une élite peu nombreuse, mais remarquable, d'orateurs, d'hommes politiques et de publicistes,HenriBourassa', Armand Lavergne, Olivar Asselin en tête, qui, nourris des expériences historiques faites par l'Angleterre, la France, les Etats-Unis et déjà le Canada, veillent avec une jalouse ardeur sur l'idéal canadien-français, savent crier hardiment casse-cou à leurs compatriotes et s'efforcent de les diriger à travers tant d'écueils dans les passes du maintien de l'honneur traditionnel, du progrès moral aussi bien que matériel.

Je me permettrai d'ajouter que le Canada doit compter encore sur les exemples et les conseils de la France chrétienne, dont il a un peu commencé à se servir, mais dont il peut tirer beaucoup plus. Celle-ci, ayant essuyé la tourmente qui le menace à son tour, lui apprendra que, s'il entend conserver ses nobles traditions, ce n'est pas seulement sur une police douanière qu'il doit compter et sur l'impossible préservation des siens. En dépit de ses efforts, les

lors de son retour, par le Comité France-Amérique et par le président du Conseil, M. Raymond Poincaré : celui-ci, aux applaudissements de l'assistance, attacha la cravate de commandeur de la Légion d'honneur au cou de ce Canadien aimable et disert qui incarne si bien son pays, M. René Dandurand, sénateur, ancien président du Sénat fédéral.

1. Ancien député du Parlement fédéral et du Parlement de la Province de Québec, M. Henri Rourassa a pris, en plein succès, la grave décision de ne point se représenter en 1912, aux élections législatives, afin de pouvoir se consacrer enlièrement à son journal (Le Devoir) et à la propagande de ses généreuses idées.

idées modernes, avec leur cortège de sophismes spécieux et subversifs, pénétreront plus ou moins tôt cheï: lui, tous les pays étant aujourd'hui à l'état de « vases communicants » ; et alors, il faudra, comme chez nous, que l'infiltration se heurte à des âmes d'hommes et de femmes, qui, au risque de perdre un peu de leur naïveté, auront travaillé , auront davantage raisonné leurs grands principes moraux, approfondi leurfoi, éclairé leur idéal héréditaire. Ainsi, le Canada français formant, s'il plaît à Dieu, lemeilleur élément d'un grand Etat moderne étonnamment prospère, rayonnera de la lumière la plus pure sur tout le continent américain, comme de plus en plus il sera pour notre France la jeune sœur précieuse et profondément sympathique d'outre-mer.

INDEX DES NOMS PROPRES

Les numéros renvoient aux pages ; n. veut dire note ; dans le renvoi la note n'est nas numérotée quand elle est seule.

Les chiffres gras signalent la principale étude sur la matière.

Abbitibi (1), 284.

Ab DEL Halden (M, Charles), 147 et n. 2, 161 n., 175 n.

Abraham (les plaines d'), 26-27, gravure 4, p. 26.

Académie française (1'), 164-

AcADiE (1'), 246 n., 341.

Action sociale (1') de Québec, journal, 190, 248 n.

Alberta (1'), province du Canada, 272, 349.

Algérie (1'), 245 n. 1.

Allan (la ligne), 222.

Allemands (les), 212, 215, 222,

Alliance française (V), 342.

Angleterre (1') et les Anglais,

Anvers, 227.

Argentine (la République), 32.

Armée dd Salut (1'), 57, 213,

Arnods (le chirurgien), 28.

Asie mineure (1'), 217.

AssELiN (M. Olivar), 190, 200, 232,351.

Australie (1'), 216.

Autrichiens (les), 222.

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