XXXIV PREFACE
impie 5 en cette langue, tous les âges et toutes les harmonies chantent l'unité de leur hommage à l'unité religieuse. L'anglais est la langue du protestantisme, elle en sert les sectes infinies et leurs discussions inévitables ; elle habitue ses familiers à tenir l'anarchie religieuse pour la forme naturelle de la religion ; elle entretient le rationalisme mystique où chacun pour soi fait souverainement son Dieu. Le clergé catholique devrait donc être unanime à soutenir la langue qui combat pour lui, et tout en assistant dans leur langue les catholiques anglais, souhaiter l'extension de la française. Or, une partie du clergé propage l'anglais et combat le français. Au temps où les prêtres irlandais avaient au Canada un faible troupeau, ils ont manifesté leur gratitude pour la part fraternelle qui leur était faite dans la tâche commune par le clergé du Canada. Depuis que la majorité de la population est devenue anglaise, ils revendiquent, comme si cette population était catholique, la plus grande place pour des prêtres de langue anglaise, c'est-à-dire pour eux-mêmes. Membres de la race qui a subi des lois anglaises et des vainqueurs anglais le sort le plus affreux, ils se vouent à la diffusion de la langue naguère si persécutrice contre eux et contre la Papauté, ils