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XLVIII PRÉFACE

coalisent pour la défendre contre l'étranger, et le Français lui-même deviendrait l'étranger dès qu'il deviendrait le rival. Peut-être les docteurs et les chirurgiens, à la condition d'avoir fait constater leur savoir par les facultés canadiennes et de parler l'anglais, réussiront-ils, mais hors de la province de Québec, dans l'ouest, et les mieux inspirés, seront ceux qui, changeant de malades et préférant les bêtes aux gens, se feront vétérinaires.

Il y a plus de chances de succès pour les jeunes hommes qui joignent à une instruction primaire des aptitudes pour les spécialités où il faut quelque science, et auraient suivi, au Canada, l'une des écoles techniques. L'enseignement en est sérieux et les brevets qu'elles donnent ouvrent accès aux postes secondaires, mais bien rétribués, dans les usines et les compagnies d'électricité et de transports.

Sans aptitude spéciale, sans diplôme, le prolétaire, pourvu qu'il ait des bras et du courage, trouvera à vivre. Le travail ne manque pas, à la condition d'être accepté sous la forme où il s'offre. L homme n'a pas toujours à choisir sa tâche, mais la tâche appelle toujours l'homme, dans les ports, dans les forêts, dans la plaine, sur les chantiers, et le premier venu y gagne de un à trois dollars. Les dépenses, il

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