Organisation matérielle de l'église ad Canada
j4. Les Pasteurs. — Nomination des évêques et des curés.
B. Les Fidèles. — Le mariage religieux. — Utile dépouillement des actes paroissiaux par les curés des Indiens. — Le divorce. — Les mariages « nïixtes ». — Les enterrements. — Cryptes funéraires pour les prêtres.
C. l^cs ressources de l'Eylise. — La « dîme » : ses divers modes. — Les quêtes, le casuel et les bancs. — La remarquable organisation de « la fabrique ». — Budget d'une grande paroisse. — La mense épiscopale. — Les communautés de prêtres. — Contact des évêques avec tous les notables.
D. L'cnseUjnement. — L'ingénieuse institution des a municipalités scolaires ». — L'enseignement secondaire. — Les congrégations. — L'enseignement supérieur et ses progrès.
— La générosité des Sulpiciens de Montréal. — Le couvent ouvert aux conférences. — La nouvelle Ecole d'enseignement supérieur pour les jeunes filles. — Les conférences pédagogiques, enviées par des universitaires français.
2. — Caractères de la foi canadienne. — Délicatesse du sujet.
A. Une visite chez l'habitant. — L'autorité du curé. — L'atmosphère religieuse. — La liberté de conscience au Canada. — L'alcoolisme et « la brosse ».
B. A la ville- — Simplicité et activité de l'évêque canadien,
— Sa surveillance de la presse, du théâtre, de la danse : la tournée Sarah Bernhardt. — Nécessité du tact. — Exagérations sur la France. — Tolérance vis-à-vis des protestants.
La foi catholique nest pas au Canada absolument universelle.
— Les églises pleines, mais les fidèles approfondissant peu leur croyance. — Le besoin urgent de l'apologétique française.
Conclusion. — Services religieux mutuels que peuvent se rendre le Canada et la France.
Il ne s'agit nullement ici d'établir une enquête et
de porter un jugement d'ensemble sur le rôle intellectuel, social et politique de l'Eglise au Canada. Extrêmement délicate à faire, une pareille étude se teinterait de façon bien différente, suivant les croyances de son auteur, selon qu'il regarderait le dogme de « la laïcité de l'Etat » comme la dernière et la plus haute conquête du progrès de l'humanité, ainsi que le fait M. André Siegfried dans son livre si documenté sur le Canada, ou bien qu'il placerait la prospérité morale et religieuse d'un peuple avant ses jouissances matérielles et qu'il priserait par dessus tout pour une nation, la sauvegarde de la vérité de sa foi, à laquelle toutes les autres choses devraient être subordonnées ; et il resterait encore à apprécier les moyens employés par l'Eglise canadienne pour atteindre ce but.
Beaucoup plus modeste est notre ambition. A l'heure où les catholiques français, se trouvant aux prises avec une situation entièrement nouvelle, ont à s'organiser de toutes parts, sans pouvoir s'inspirer d'aucune tradition tirée de leur propre histoire, il paraît indispensable qu'ils demandent des solutions pratiques, non pas seulement à leur inventive ingéniosité personnelle, mais encore à l'exemple et à l'expérience d'autres nations qui vivent, depuis un certain nombre d'années ou de siècles, le régime qu'ils ont maintenant à inaugurer pour eux. Or, parmi les nations sans Concordat proprement dit ^,