‹ Nos amis les canadiensChapitre 81 sur 109 · Immii/ration, p · texte numérisé non relu

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vanter, excursions à prix réduits organisées par eux dans quelque partie de cette région, pour y mener des caravanes de candidats-colons, ou, selon le pittoresque mot composé anglais, de chercheurs-dehomes (home-seekers) . L'un des agents, profond psychologue, s'est laissé dire que les femmes avaient la plus forte envie d'entendre parler du nouveau pays : il a suggéré aux fermiers d'emmener avec eux leurs femmes et leurs filles aux réunions, elles sont venues, conclut-il, « et je pense qu'elles apporteront un précieux concours pour promouvoir la cause de l'immigration » ^.

Les agents canadiens des Etats-Unis s'entendent à observer que la grande œuvre du « Rapatriement » s'annonce comme de plus en plus facile : il s'agit du million de Canadiens-Français de l'Est, qui, séduits parles avantages industriels des Etats-Unis au temps où leur région n'était guère ouverte à la colonisation nouvelle, ont franchi la frontière pour s'établir auprès des grandes usines orientales de la nation voisine. Ils remarquent qu'un certain malaise se manifeste chez ces ouvriers des villes, et qu'ils ont les yeux fixés avec beaucoup d'intérêt sur la nouvelle prospérité de leur ancienne patrie 2. Mais, hypnotisés par l'Ouest, comme tout le service officiel d'immi-

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