‹ Nos amis les canadiensChapitre 82 sur 109 · Immigration, p · texte numérisé non relu

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2. Ces Franco-Américains des États-Unis sont très attachants à suivre dans la manière dont ils se tiennent entre eux ; ils ont célébré en 1908 une grande victoire, aj-ant obtenu leur premier évêque canadien-français.

gration du Canada, les agents songent naturellement à attirer vers l'Ouest ces anciens Canadiens de l'Est, et l'on rencontre, qui le croirait ? sous la plume de l'agent de Montréal, des regrets comme ceux-ci : « Tandis que beaucoup d'entre eux retournent à leurs « anciens a homes » de Québec et dans l'Ontario de « VEst, un grand pourcentage dirige à présent leurs « pas vers le Nord- Ouest \ »

Un des agents officiels d'immigration, le R. Père Vachon, a osé, de son propre chef, parler du Canada dans un voj'age privé qu'il fit en France, et il se risque dans son rapport annuel à en rendre compte au surintendant :

Bien que ne voyageant pas au titre officiel, je me suis fait un devoir de visiter plusieurs villages français en Bretagne et d'j' donner des conférences sur l'Ouest canadien [toujours l'Ouest I], et, si j'en juge par le nombre de lettres reçues de France, j'y ai éveillé un profond intérêt pour notre pays ^.

La politique canadienne d'immigration est à ce point anglicisée que cette avance ne reçut pas le plus petit encouragement.

Le gouvernement entretient encore dans l'Ouest canadien un grand nombre d'agents d'émigration. Le rapport annuel de leur commissaire général, résidant à Winnipeg, contient la plus instructive appréciation des diverses nationalités européennes

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