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pression, soient organisés avec une discipline sévère et que le travail y soit imposé...”
‘Mais pour obtenir des établissements de ce genre—-ajonte le Dr Vallée—tous les résultats que l’on est en droit d'espérer, il faut les réserver exclusivement aux alcooliques. Nous avons à Québec le Belmont Retreut qui a été fondé dans le but d'y recevoir des alcooliques ; malheureusement, depuis quelques années, cette institution semble avoir per-
due de vue sa destination première, et l’on y a reçu
des aliénés de toute catégorie. Or, une pareille promiscuité de simples dypsomanes avec des fons avérés est absolument regrettable sous tous les rapports. Cependant dans notre pays comme partout ailleurs, nous avons à lutter contre cette plaie sociale de l’alcoolisme qui tend à s’aggraver, et il serait utile d'organiser pour les aleooliques une assistance spéciale telle que suggérée par le congrès de médecine mentale de Paris. Un pareil remède aurait pour effet de guérir un bon nombre de ces malheureux et de les empêcher de déchoir jusqu’à la folie confirmée comme il arrive pour un trop grand nombre, ” Nous avons traité longuement et impartialement la question des aliénés. Nous avons montré ce qu'on fait à l’étranger pour améliorer le sort de ces infortunés : admissions à l’asile, genre de constructions, contrôle absolu de l'autorité médicale,--choix et éducation des infirmiers et gardiens, organisation amusements comme moyen cura-
AAA 7e bocal
A JAP tif, asiles et écoles pour les idiots, avantages qu'offrent les infirmiers religieux comparés aux infirmiers laïques. De tout ceci, il ressort d’une façon trop L claire, malheureusement, que nous avons beaucoup à faire, dans notre province, pour nous hausser au niveau des progrès qui se sont accomplis ailleurs, et qu’il est grandement temps de songer sérieusement À la position que nons occupons, en vue d’y apportér remède.
jomme conclusion, nous nous contenterons de citer les suggestions formulées par le Dr Vallée à la fin de son rapport de 1890.,
“10. Les asiles d’aliénés doivent conserver leur caractère d’hôpitaux de traitement, et doivent être réservés autant que possible aux aliénés dangereux ou curables. d
‘20. Comme il est généralement admis que les maladies mentales sont d’autant plus curables qu'elles sont plus récentes, la législature doit rendre É les admissions aussi faciles que possible pour les malades qui doivent être traités. |
“80. Le travail devrait être organisé comme moyen de traitement dans nos asiles, et l’on devrait y créer des ateliers et y généraliser le travail agricole de manière à occuper tous les aliénés valides.
‘40, Les enfants imbéciles et idiots devraient | être placés dans des établissements spéciaux où l’ essayerait de les instruire et de leur app
métiers qui leur permettent de gagner le
a re
‘5o. Les asiles pour les alcooliques ne devraient pas recevoir d’aliénés ordinaires, car une pareille: confusion présente de graves inconvénients.
“ Ga, Les gâteux et les déments devraient être placés dans des hospices où ils pourraient recevoir, à meilleur marché que dans les asiles, les soins que: leur état réclame.
‘70. Le bureau médical devrait avoir l’autorisation de placer dans les familles capables d’en préndre soin, certains aliénés inoffensifs, calmes et incurables, mais susceptibles de travailler sous une aurveillance, Ces malades pourraient être réintégrés à l’asile au besoin.
‘80, Généraliser le système des sorties sur essai pour tous les malades inoffensifs, avec facilité d’un prompt retour s’il était nécessaire. La loi actuelle permet au bureau médical d'accorder ces sorties sur essai, mais les propriétaires de l’asile, depuis plus
de deux ans, n’ont pas voulu reconnaître notre au- :
torité sur ce point. ”
Dans une autre endroit de son rapport, M. Vallée: se prononce également, comme nous l’avons vu, en faveur de l’asile possédé par l'Etat et de l’autorité absolue et exclusive du médecin sur tous les services qui intéressent la curation des malades. .