‹ Nos chambres hautes [microforme]Chapitre 1 sur 61 · J. A CHAPLEAU · texte numérisé non relu

J. A CHAPLEAU

Premier Ministre et Commissaire de l'Agriculture et des Travaux Publics de la Province de Québec.

Dans trois circonstances remarquables, vous avez été chargés de déterminer quelle part devait être faite à nos Chambres Hautes, dans l'administration des affaires fédérales et locales, en autant du moins, que la Province de Québec était concernée.

Vous avez alors eu l’occasion, sans doute, de constater, au milieu de nous, de funestes tendances à amoindrir le rôle que l'esprit de la constitution assigne à ces Chambres, dans la direction de la politique canadienne.

La haute position que vous ont faite vos qualités et la confiance de vos concitoyens vous permet d'exercer une influence considérable sur le sort de ces institutions, l’une des trois branches de nos parlements. Suivant la position que vous leur ferez et la direction que vous donnerez aux esprits sur ce sujet, l'équilibre parfait entre les trois grands pouvoirs de l’état, ce principe fondamental des gouvernements représentatifs, sera rétabli et conservé de manière à assurer la prospérité du Canada, par le fonctionnement harmonieux de sa constitution ; ou bien, le libéralisme triomphera avec l’amoindrissement ou même la destruction de nos Chambres Hautes, au détriment des plus grands intérêts publics.

L'on ne saurait donc attirer trop votre attention sur la nécessité qui existe d'assurer à ces institutions toute l’importance et toute l'efficacité qui leur est nécessaire, pour assurer le triomphe des bons principes et le bonheur du pays.

C’est pourquoi, nous prenons la liberté de vous faire hommage de ce modeste opuscule,

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