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projets, sans cesse renaissants, de déchirer la charte de nos droits !
Fixons nous irrévocablement, et sans arrière pensée, dans la résolution inébranlable de conserver intacte notre constitution provinciale ! |
Que les ennemis en soient bien avertis, afin qu'ils en prennent leur parti et qu’ils sachent que jamais ! nous ne céderons rien sous ce rapport. Que la nation toute entière fasse bonne garde autour de notre forteresse nationale ; et que, de tous côtés, au signal de toute approche hostile ou même suspecte, rétentisse le même cri :
On ne passe pas ! —
Que partout, à Ottawa comme à Québec, on le sache et qu’on se le dise: Nous sommes loyaux autant que qui que ce soit La Couronne Britsnnique n’a jamais eu et n'aura jamais de sujets plus dévoués que nous! Nous sommes le lien colonial le plus puissant! Pour l'Angleterre, nous sacrifierons tout : santé, repos, fortune ; nous mourrons s’il ie faut! Et si, à! cause de l’antipathie de race et de religion que l’on nous fait continuellement sentir, et de la persécution sourde, mais incessante que nous subissons de la part de nos francophobes, ce n’est pas par amour, ce sera par un sentiment bien plus fort : Ce sera, comme en 1775 et 1812, par esprit de devoir et par le sentiment d’une loyauté inaltérable envers notre Souveraine légitime ; nous sacrifierons tout ........ excepté ce que la vaillance et l'honneur de nos pères nous ont sauvegardé ; ce qui nous est solennellement garanti par iles traités: Nos droits religieux et nationnaux !
Sur le terrain de ces droits, que personne ne mette le DIOd Musso
On ne passe pas !
Et que l’on ne dise pas que nos craintes sont chimériques et qu’il n’y à pas lieu de jeter le cri d’alarme.
Jusqu'à aujourd’hui, l’on s'était contenté de rester spectäteur impassible des efforts faits par l'ennemi pour démolir l'œuvre de Cartier. Mais aujourd’hui, on sympathise avee l'ennemi. Que dis-je? On ëst de la bataille !..... Des conservatéurs, des ministres mêmes, se sont déclarés dernièrement prêts à sacrifier le Conseil Législatif. Ces Messieurs ne
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se sont pas même gênés, dit-on, de proclaner, sur les hustings, comme une lourde faute, l'acte de cette Chambre au quel ils doivent, en sus du pouvoir, la cessation d’un état de chose intolérable et ru‘neux pour le pays.
DE CE QUE LE CONSEIL AURAIT ERRÉ, FAUDRAIT-IL CONCLURE A SON ABOLITION ?
Or, ces conservateurs, ces ministres, avant de mettre la cognée à la racine de notre constitution, se sont-ils même donné la peine d'apprécier sainement l'acte qu’ils coadarm nent ?
Et supposons, pour l'argument, qu'il soit bien établi, qu’il soit admis de tous, que le Conseil se soit trompé, s’ensuivraitil pour cela, qu'il faille démembrer la constitution? détruire de suite l’une des branches de la Législature, parce quelle se serait trompée ?
Mais, c’est absurde !
Avec un tel raisonnement, il y aurait longtemps que lon eut fait table rase de toutes nos institutions ! supprimé tout: parlements, tribunaux, royauté !
Mais voyez donc! combien de fois les Chambres élues par le peuple ne se sont-elles pas trempées? trompées jusqu'à l'absurde! Et qui a songé à les abolir ?
Et le Lieutenant-ouverneur Letellier, il s’est lourdement trompé : plus dé doute sur ce point ! ses plus chauds partisans, tels que le “ Witness ” et le “ Star ”, l'admettent. Or, qui a songé à demander l’aholition de la charge de Lieutenant- Gouverneur, parce que M. Letellier se serait trompé ?
L'on va plus loin et l’on ne se gêne pas de crier que le Lieutenant-Gouverneur actuel s’est trompé du tout au tout. Déjà, l’on a trouvé moyen de lui imputer les plus lourdes fautes constitutionnelles, et d’en faire un instrument docile, aux mains du gouvernement fédéral, pour persécuter ces ons libéraux.
Eh bien ! puisque cette importante fonction de Lieutenant- Gonverneur expose à tant de fautes; puisque ce haut fonctionnaire, qui constitue à lui seul une branche de la Législature, tout comme le Conseil, se trompe si souvent, suivant vous, et qu'il soit si évident qu’il foule aux pieds vos droits
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