‹ Nos chambres hautes [microforme]Chapitre 32 sur 61 · OU · texte numérisé non relu

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Le District de Colombie a lui-même sa Chambre Haute ov Conseil composé de onze membres et créé en 1871. Quelques états, tel que le Vermont, par exemple, s'étaient, d’abord organisés avec une seule Chambre de représentants Mais ils ne furent pas longtemps sans ressentir le besoin d'en venir à la forme rationnelle obligée de tout gouvernement représentatif ; et ils amendeèrent leur constitution locale de manière à s'assurer les services d’une Chambre Haute. Nous avons parlé de la Suissi Ce pays est regardé, par un grand nombre, comme la terre classique de la démocratie Cela peut être vrai, dans une grande mesure Cependant, outie que la confédération générale de la Suisse a ses deux Chambres, savoir, le Conseil National et le Conseil des Etats, l'on retrouve, dans chacun des Cantons, même les plus démocratiques, le principe des Chambres Hautes, ou le contre-poids obligé de tout gouvernement régulier.

Pour commencer par les Cantons les plus républicains : \ppenzel est divisé en deux parties, “ chacure desquelles a ‘ son pouvoir monarchique dans un premier magistrat, son pouvoir aristocratique dans deux conseils, lun pour la légis & lation et l’antre pour l'exécution, et de plus, deux assemblées populair: \dams).

Underwald : a ses Land-An uverneurs de chaque Vallée, son Assemblée de Sénateui Glaris: a son Land-Amman, son Sénat, son Assemblée cénérale Zug : a sca1 Land-Amman, son Sénat, son Assemblée gé

Uri: a son Land-Amman, son Sénat, son Assemblée gé-

sui a son Land-Amman, ses conseillers et son Assem hiée générale :

Voilà pour les Cantons dits démocratiques.

Quant a ceux dits aristocratiques :

Neufchatel : a le gouverneur du Roi, le corps ües trois états, le petit et le grand conseil Berne a 2 Ax JYCI ou chefs de la République, Le petit conseil ou Sénat, et le grand conseil ; Fribourg : a un gouvernement aristocratique, composé d'un me +

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Sénat ou pouvoir exécutif, d'un conseil de deux cents et d’une Chambre Secrète Souveraine ;

Coleure : a un Avoyer en exercice ou président en chef, un Sénat, et un grand conseil ;

Lucerne : a deux Avoyers, un Sénat, un petit conseil et un grand conseil ;

Zurich : a deux bourgmestres ou chefs, un petit conseil et un grand conseil :

Schaffouse : a deux bourgmestres ou chefs, un petit conseil ou Sénat et un grand conseil ;

Mulhause : a deux bourgmestres, un petit et un grand conseil ;

Biennes : a un bourgmestre, le petit conseil des vingt-quatre et le grand conseil des quarante ;

St. Gall : à trois bourgmestres, un petit conseil ou Sénat et un grand conseil ;

Genève : a le petit conseil des 25 ou Sénat, le conseil des soixante nommé par celui des 25, et le grand conseil des deux cents.

en loin que tous ces gouvernements aient le caractère démocratique qu'on leur prête généralement, c’est au con. traire l'aristocratie qui y domine. Ainsi, ls premiers magistrats et le Sénat ou petit conseil faisant toujours partie du grand conseil, y exercent invariablement une influence prépondérante

Maintenant, si nous prenons celles des colonies anglaises qui jouissent du gouvernement responsable, nous verrons que la plupart ont emprunté à la mère-patrie le principe fondamental de sa constitution. En Afrique, à Libéria, au Cap, lon retrouve des Chambres Hantes, aussi bien que dans trois des conslitutions provinciales de l'Australie.

De fait, nous ne voyons que la Serbie, la Bolivie, le Hon-

dures, une couple de provinces de l'Australie qui, avec Ontario, la Colombie Britannique et Manitoba font exception au cipe des € bres Hautes.

Nous n'avons fait qu'une revue superficielle et incomrlrt es gouvernement suliers de l'univers civilisé. Nr: rous aû, nécessairement, passer sous silence plusieurs @ : ‘al. u le des Cnami Hautes est admis et mi’ , prétr:t?

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et cependant voilà, en comptant le Canada et quatre de ses provinces, quatre-vingt cinq (85) gouvernements réguliers contemporains, soit généraux, soit sectionnels, qui tous ont admis, en pratique comme en théorie, la nécessité de ces contrepoids aux entraînements populaires.

Or, qui pourrait ne pas se rendre à la puissance irrésistible d’un tel témoignage ?

Voilà 85 états, parmi lesquels figurent tous les grands em. pires, toutes ces nations puissantes, filles du christianisme, qui, depuis des siècles, marchent à la tête du monde civilisé. L'histoire est là pour dire que leur puissance et leur gloire, ils la doivent à ces fortes institutions conservatrices, fruits de l'expérience et des vrais principes de gouvernement,

Qui donc oserait opposer, à l’enseignement d'un tel exemple, celui d’Ontario, de Manitoba de la Colombie Britannique, du Honduras, de la Serbie, de la Bolivie et d’une couple de provinces Australiennes ?

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