‹ Nos CréolesChapitre 23 sur 29 · I.e mulâtre entre le premier · texte numérisé non relu

I.e mulâtre entre le premier

La prend avec l'ardeur d'un chien «.

Au même instant, on frappe (à la porte).

Et la femme met l'amant dans une malle.

Le Qègre eotre r il va bion ^1 Au môme instant, on frap^îe.

Voilà le blanc qui rentre.

^ • Le proverbe : mtUgré la conde gu'eUe prodmt, IHgname n amarre pas V igname^ par allusion aux tiges grêles, longues, mais sans résistance duDioscorea alata,(\m ne peuvent servir à liceler les paquets de racines. G» proverbe est employé pour exprimer cette iiiée, que, malgré son adresse, la femme ne parvient pas à unir deyant elle plusieurs amants.

* La halle, la happe, la saisit avec frénésie.

^ Fè friget en lambeau^ locution pour exprimer une ardeur qui brise tout obi^tacle. .

La femme dit au noir de ne pas se cacher.

Le blanc s'écrie : « Que veut ce garçon ? »

— € C'est un homme que j'ai envoyé chercher « Pour porter cette malle àGripon *.

€ C'est un homme que j'ai retenu, € Vous allez maidjer à charger cette mane, < A nous deux nous allons essayer. »

Sur la tôle du nègre, on met la malle.

Tout le lon^ du chemin, le nègre pense à ce qui

[vient de lui arriver ; 11 réfléchit, trouve la malle lourde et, comme Se parlant à lui-môme : c Cette f&mme est une

[gaillarde bien rouée ! >

La malle répond : « Taisez-vous. >

Le nègre jette sa charge par terre.

Prend sa course, saisi de peur,

Et en chemin ne cesse de se répéter : [dite ! >

« La malle a parlé ! Cette femme est une mau-

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