I.e mulâtre entre le premier
La prend avec l'ardeur d'un chien «.
Au même instant, on frappe (à la porte).
Et la femme met l'amant dans une malle.
Le Qègre eotre r il va bion ^1 Au môme instant, on frap^îe.
Voilà le blanc qui rentre.
^ • Le proverbe : mtUgré la conde gu'eUe prodmt, IHgname n amarre pas V igname^ par allusion aux tiges grêles, longues, mais sans résistance duDioscorea alata,(\m ne peuvent servir à liceler les paquets de racines. G» proverbe est employé pour exprimer cette iiiée, que, malgré son adresse, la femme ne parvient pas à unir deyant elle plusieurs amants.
* La halle, la happe, la saisit avec frénésie.
^ Fè friget en lambeau^ locution pour exprimer une ardeur qui brise tout obi^tacle. .
La femme dit au noir de ne pas se cacher.
Le blanc s'écrie : « Que veut ce garçon ? »
— € C'est un homme que j'ai envoyé chercher « Pour porter cette malle àGripon *.
€ C'est un homme que j'ai retenu, € Vous allez maidjer à charger cette mane, < A nous deux nous allons essayer. »
Sur la tôle du nègre, on met la malle.
Tout le lon^ du chemin, le nègre pense à ce qui
[vient de lui arriver ; 11 réfléchit, trouve la malle lourde et, comme Se parlant à lui-môme : c Cette f&mme est une
[gaillarde bien rouée ! >
La malle répond : « Taisez-vous. >
Le nègre jette sa charge par terre.
Prend sa course, saisi de peur,
Et en chemin ne cesse de se répéter : [dite ! >
« La malle a parlé ! Cette femme est une mau-