‹ Nos criminels [microforme]Chapitre 4 sur 6 · OCEAN MIXTURE · texte numérisé non relu

OCEAN MIXTURE

Ne mordent pas la langue. "à

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La potence, voilà la chose qui nous à été apportée par la civilisation européenne. C’est couché dans nos lois. Le gouvernement canadien paie un gros salaire au bourreau Radcliff pour étrangler les condamnés. Une fois sur dix, le bourreau réussit À tuer son homme en moins de dix minutes ; alors, il s’adresse aux journaux pour. avoir de la réciame, cela peut peut-être lui valoir une augmentation de salaire. On dit que Radcliff est un bon bourgeoïs d’Ontario, un bon père de famille, un vrai modèle d’époux, un agneau sans taches, quoi ! Bien, mes amis, chacun n’est pas maître de ses sentiments.

Puisque la loi veut que les criminels soient mis à mort, que ne les fait-on fusiller par un peloton de constables, que ne les met-on dans une chaïse en métal sur laquelle peut être lancéela foudre électrique. Il appartient à notre population sage et clémente de ge prononcer pour faire inscrire au front de la loi, l’inviolabilité de la vie humaine. Le peuple devrait faire un feu de joie des guénilles d’un régime barbare. Un esprit de civilisation chrétienne flotte sur les masses. N’est-il pas temps de faire un appel à la logique de nos législateurs en faveur de l’abolition de la peine capitale ?

Voici ce qu’un généreux littérateur français écrivait sur ce chapitre, dans un intéressant plaidoyer en faveur de l'abolition de la peine de mort :

‘““Pesez donc un peu à la balance de quelque crime que ce soit ce droit exorbitant que la société s’arroge d’ôter ce qu’elle n’a pas donné, cette poine, la plus irréparable des peines iréparables.

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