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Nos écoles d'agriculture [microforme]

Chargé, depuis 1869, de la direction de divers journaux d'agriculture, etc., l’auteur a eu, plus que tout autre peutêtre en cette province, la mission et l’occasion d'étudier les besoins les plus pressants de notre agriculture. Déjà, à plusieurs reprises, il a déclaré que le plus urgent est un bon enseignement agricole, donné pour la jeunesse, dans des écoles d'agriculture bien dirigées et, pour la génération qui travaille, dans la fondation de cercles agricoles, soutenus par le bon vouloir du clergé et instruits par l'observation, la lecture de bons journaux d'agriculture et les conférences agricoles données par des praticiens éclairés.

L'auteur croit avoir démontré à l'évidence, dans le journal d'agriculture illustré et ailleurs: 1. Que nos terres ne donnent plus que du quart au tiers de ce qu’elles produisaient autrefois ; 2. Que, cependant, l’épuisement du sol n’est encore que superficiel ; 3. Qu'il est comparativement facile de ramener la fertilité du sol à sa ricnesse primitive, tout en enrichissant le cultivateur ; 4. Que la production agricole annuelle dans notre province dépasse, sans aucun doute, l'énorme somme de soixante-dix millions de piastres; 5. Qu'il est très possible de doubler, tripler et même quadrupler ces revenus annuels, au grand profit de nos cultivateurs, et du Canada tout entier ; 6. Que la colonisation dans notre province ne saurait être prospère tant que nos cultivateurs suivront, comme c’est général aujourd’hui, un système complet d’épuisement et de ruine dans leurs cultures. En effet, il est impossible d'être bon colon si l’on ne sait que ruiner la terre et, par conséquent, ruiner le patrimoine de ses enfants.

Si ces avancés sont certains, comme l’auteur l’affirme solennellement sous sa responsabilité personnelle, il est urgent, pour tous les hommes bien pensants dans cette province, d'étudier sans plus de retard le grand problème national de l'amélioration de notre agriculture, et de l’enseignement agricole.

NOS ECOLES D'AGRICÜUUTURE.

À L’'HONORABLE M. J. J. ROSS COMMISSAIRE DE L'AGRICULTURE, etc., etc.

Monsieur le premier ministre, —J'ai visité, en juillet dernier, les écoles provinciales d’agriculture de Sainte-Anne Lapocatière, de L'Assomption et de Richmond. J’ai également visité les établissements agricoles des RR. PP. Trappistes, à Oka (Deux Montagnes), et des RR. PP. Marianites, à Notre-Dame de Montfort (Wentworth, Argenteuil). Enfin, à Sorel, j'ai vu, avec un grand intérêt, les cultures attachées au Lincoln College et dirigées avec beaucoup de succès par le rédacteur de notre journal d’agriculture anglais, M. A. R. Jenner Fust.

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