SAINTE-ANNE ET L’ASSOMPTION, DE 1873 À
En 1873, j'avais fait un examen minutieux des écoles d'agriculture de Sainte-Anne et de l’Assomption. J’ai trouvé cette année un progrès marqué dans les cultures de l’Assomption, bien qu’elles laissent encore à désirer. Lors de l’ouverture de cette école, les terres y attachées, —comme la chose est malheureusement trop générale dans notre province, —étaient couvertes de mauvaises herbes et très appauvries. Aujourd’hui les cultures sont nettes et assez satisfaisantes. Les troupeaux sont aussi beaucoup meilleurs qu’en 1873. En somme, je ne saurais trop louer les efforts persévérants faits par M. Marsan, le professeur d'agriculture et directeur des travaux, malgré les nombreuses difficultés qu’il a dû rencontrer, depuis la fondation de cette école jusqu'ici.
n 1873, l’école de Sainte-Anne existait déjà depuis plusieurs années et j'avais alors remarqué, dans les cultures de l'écc'e, une amélioration notable sur celles des environs.
Le directeur actuel des travaux, M. Roy, est un praticien
Es es
habile qui aime évidemment l’agriculture. Il paraît avoir grandement à cœur de mettre la ferme attachée à l’école sur le meilleur pied possible. Les blés m'ont paru excellents, les légumes bien réussis et d’une étendue considérable, vu les habitudes du pays; les pâturages étaient bons et les menus grains promettaient une bonne récolte. Le jardin est très grand et riche. Les bestiaux sont en bon état de production. J'ai particulièrement remarqué les veaux, qui sont superbes, bien que nourris avec la plus stricte économie.
En somme, la pratique dans ces deux écoles est en bonne voie. De fait, avec un peu plus d'encouragement, ces cultures pourraient devenir tout à fait modèles, et les directeurs actuels des travaux me paraissent en mesure d’atteindre ce but du moment qu’on leur en donnera les moyens, et quelques garanties pour l'avenir.