‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 10 sur 27 · REA · texte numérisé non relu

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somme de bien qui en résulte et au profit qu’en. retirent nos campagnes, au point de vue de la culture intellectuelle, et même sous le rapport du progrès matériel, puisque l'esprit cultivé réussira toujours mieux dans son travail que celui qui n’a pas été formé par les méthodes et qui est encore sous l'empire des nombreux préjugés qui entravent souvent l’action de nos travailleurs des champs.

Les écoles normales ne peuvent pas, cependant, donner la mesure entière de leur utilité, et cela est dû encore à la cause que nous avons déjà signalée au vommencement de cette étude : le défaut d’une rémunération suffisante. La plupart des instituteurs formés à l'école n’enseignent que durant les trois années exigées par la loi, et se hâtent ensuite de quitter leur classe pour chercher un état plus lucratif,

J1 n’en est pas de même chez nos voisins où l’enseignement est mieux apprécié, Nous avons sous les yeux un tableau des traitements des professeurs et assistants dans les écoles des principales villes : nous en choisissons une des plus petites, Burlington, Vermont. Voici les chiffres que nous y trouvons :

1 surintendant ..... PE RIM A PAS a NA …...3 1,000 1 instituteur... ........... REA LAS au LM AUTSS 41: 46208 L institutrice... Ne 0 LUEUR NES ne did 6990 F'MOIEMEPTON D Dub ane VUE del PARA ENE 400 10 instituteurs à $440 ............. num nes use: UÈRS 10 instituteurs à 8400 ... .......sssusnon.e 4,000

8 institutevirs à 8300 .... sos csoonaunsus m0 0 .. 2,800

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Que l’on veuille bien comparer ces chiffres avec ceux que peuvent nous offrir nos petites villes de la province, et l’on verra la différence. En somme, si nous n'avions pas les communautés religieuses, qui peuvent donner l’enseignement dans des conditions d'économie véritablement prodigieuses, où en serionsnous avec nos maigres ressources, mêmes dans les can pagnes.

Parmi les écoles qui donnent un enseignement spécial il serait difficile de ne pas mentionner d'abord l'école polytechnique du Plateau, à Montréal, Cette école a une bien plus grande importance qu’on ne le croit généralement dans le publie. Nous avons eu des ingénieurs avant l'établissement de cette institution ; mais il est facile, pour celui qui est quelque peu renseigné sur le sujet, de constater ia différence qui existe entre l'ingénieur qui a suivi un cours régulier dans un établissement spécial et celui qui s’est contenté de puiser ses connaissances au bureau de son patron ou sur le terrain, On peut faire la même remarque an sujet de l'étude de la médecine et du droit.

Depuis une douzaine d'années, l’école du Plateau a octroyé des diplômes à 52 ingénieurs civils. I] lui faut cependant du temps pour pouvoir s'affirmer dans toute son importance et son utilité. La carrière d'ingénieur a été jusqu'ici assez difficile, dans ce pays, pour nos compatriotes du moins. Après leur sortie de l'école, ils n’ont eu qu’une perspective

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restreinte : tenir un bureau d'ingénieur, entrer au service du gouvernement, où obtenir de l'emploi dans les grandes exploitations où les entreprises publiques. Le premier moyen ne produit des résultats pratiques qu'après d'assez longs délais ; le second n'offre que des occasions très limitées, Quant, au troisième qui, après tout, devrait être le meilleur, il presente également des difficultés; nos entrepreneurs ne sont pas encore habitués à employer les services que peuvent leur fournir les spécialistes du pays ; ils ont en recours, jusqu'ici, presque constamment aux ingénieurs venus du dehors. Il fant espérer, néanmoins, qu'à mesure que le jour se fera sur les aptitudes et les connaissances pratiques des nôtres, on aura plus souvent recours à leurs lumières et qu’ils trouveront leur juste part d’un travail rémunérateur, C’est alors que la jeunesse se portera davantage vers les écoles spéciales, lesquelles prendront du même coup un nouvelessor etauront un développement plus complet. Le mouvement est bien commencé et il y a tout lieu de croire qu'il ne fera que s'accélérer duvantage, d'année en anuée,

Nous aurions voulu parler iei un peu longaemer du travail fait dans nos institutions de sourds.mi lesquelles ont éveillé, depuis quelque temps, intérêt toujours croissant, de la purt de ceux qui s'occupent de cette classe de soufirants et de déshérités,

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Nous avons lu sur ce sujet un rapport très com-

Br au \ à ’ ! Ÿ 7 m1 nploi plet des ob VAUONS ds a faites le rév, F, X. Trésde panier, chapelain de l’école de sourdes - muettes de dau 4 Montréal, lors d’un récent voyage d'étude en Europe, F cond Les différentes néthodes d'euseignement y sont À t, au exposées avec les modifie roux que l'expérience et la 4 ur, il science y ont apportées, et "108 écoles devront en tirer avi un réel bénéfice et en recevoir une nouvelle impulsion ; vices | 1 car c'est }à 7 des rot qui sollicitent au plus 8: ils | haut degré l'intérêt et qui méritent davantage le Late SECOUTS du publie, nés Les écoles d'arts et métiers établies dans les prinapti- cipaux centres de la province ont aussi produit —, 8, On partout du moins où & a été possible de se procurer qu'ils des ccmpétents, — de très bous résul- “taux. tats. C’est un enseignement très pratique et dont vie ouvrier peut faire immédiatement l'application. FPE Nous avons assisté, chaque année, aux expositions de tplus fin de cours, et nous avons pu constater la somme et iles l'excellence du travail accompli. C’est pour nos ouélévoe vriers, non seulement une haute satisfaction et une facilité beaucoup plus grand dans l’accomplissement | e leur tâche, mais c'est encore un profit immédiat el | * certain résultant de l'augmentation dans le prix a * de l’objet mieux fabriqué et de la hausse correpon- Nu | dante dans le chiffre du salaire, Sous ce rapport, ces DU us | écoles ont lonc droit à toute notre attention. 1 éshé- | Ma :l y a d’autres considérations d’un ordre plus

élev” .i plaident en leur faveur.

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Un peuple vit dans le présent par son agriculiure eu son commerce ; mais C’est par sa littérature et par ses arts qu'il vit dans l'avenir. Qui connaît aujourd’hui, à part quelques savants, le commerce et l'agriculture des Grecs et des Romains? Et pourtant, E. - tout les gens d’un peu de savoir sont renseignés sur l leurs lettres et leurs arts, grâce aux monuments im-

périssables qu’ils ont laissés après eux.

“. . Que restera-t-il des grandes nations qui se dispütent aujourd'hui la première place parmi les peuple civilisés? Le souvenir de leurs richesses, de leurs nombreuses flottes de commerce, le souvenir

. même de leurs conquêtes ? Non ; on se les rappel-

| lera surtout par leurs lettrés et leurs artistes, par

leurs livres, par leurs tableaux, par leurs statues et par leurs monuments,

; C’est l'école qui forme l'écrivain ; c’est aussi l'école . qui forme l'a’tiste. Car tous les arts ont pour base la partie manuelle et mécanique, c’est-à-dire le métier ; voyez les grands virtuoses, les grands peintres les e. grands sculpteurs, les grands architectes : que d’années ils ont consacrées à la technique de leur artavant de pouvoir affirmer leur génie !

Or, tout artisan peut devenir un artiste, pourvu qu’il soit bien doué et qu’il reçcoive dès le début un enseignement qui non seulement développe ses aptiju tudes mais imprime à son travail une bonne direction. Et même pour celui qui ne doit pas parvenir

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