‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 9 sur 27 · L'ENSEIGNEMENT SPÉCIAL · texte numérisé non relu

L'ENSEIGNEMENT SPÉCIAL

Nous avons déjà dit combien est difMicile et délicate la tâcke de l’instituteur ; le tort fait à l'enfant par une mauvaise éducation première est presque irréparable, Un aïticle de Ja loi scolaire, en Allemagne, est conçu en ces termes : “ Pour qu’un maître soit en mesure de remplir les devoirs de son état, il doit être religieux et éclairé, et comprendre toute l'importance de sa profession, [1 doit avoir acquis l’art d'enseigner et de diriger la jeunesse, et être ferme dans sa fidélité à l'Etat, c’est-à-dire

patriote, consciencieux dans laccomplissement de

son devoir, affectueux et prudent dans ses relations avec les parents des élèves et avec ses concitoyens en général ; enfin il doit éveiller partout le plus vif intérêt pour le progrès de son école, et faire en sorte que le sentiment public le Seconde dans ses désirs et ses efforts.”

I] faut done que l’instituteur non seulement saché ce qu'il faut enseigner, mais encore qu'il sache comment l’enseigner, et pour cela, il doit suivre un cours spécial, subir un entrainement, C'est dans ce but qu’on à établi l’école normule.

La création de ces écoles remonte à une date déjà

assez ancienne. La première école de ce genre, en Allemagne, a été ouverte en 1735, En France il y avait une école normale en 1810, mais ce n’ést qu’en 1832 qu'on adopta la méthode suivie déjà en Alie-

| mugne, En Angleterre on avait dès 1805 des insti- ‘déli- | tutions qui resseimblalent sous certains rapports à nfant | l'école normale, mais ce n'est que plus tard, grâce à esque l'esprit éclairé de lord Brougham, qu’elles eurent de Alle- véritables cours de pédagogie. Dans notre province, qu’un les écoles normales ont été établies en 1857. Nous de son: n'avons pas besoin de dire le bien qu’elles ont prorendre | duit en répandant par ‘as da province un. grand ÿ AVOIT 1 nombre d'instituteurs ef d institutrices formés d'après sde. et les imeillenres méthodes. Le programme d’enseigne- à-dire meut est trés complet, ct comprend le dessin et le ent de chaut qui sont, nous l'avons déjà dit, d’une si grande ations importance. On y a ajouté les lecons de choses et on itoyens y applique chaque aunée les méthodes améliorées, nu vif autant du moins que la chose pent se faire sans n sorte nuire à l'unité de l'enseiguement. Nous avons en ce butée gù moment sous les yeux un recueil de Leçons de choses publié par un des professeurs de l’école normale k Laval, M, J, B. Cloutier, C’est un ouvrage fait avec

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beaucoup de soin et d'intelligence et qui doit être d’un grand secours au professeur pour préparer et donner sa lecon,

Ces écoles prennent sur le budget une assez forte sotame ; cependant, cette dépense peut être considérée comme bien minime si on la compare à la

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