‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 12 sur 27 · LES ÉCOLES DU SOIR · texte numérisé non relu

LES ÉCOLES DU SOIR

Dans les villes, les moyens de s'instruire ne manquent pas. Depuis la maison de haute éducation jusqu’à la petite école où l'enfant apprend son alphabet, il y a une foule d'institutions de tous genres qui distribuent abondamment le pain de la science à ceux qui viennent le demander. Et cependant, un très grand norabre de personnes se trouvent encore privées de bienfaits de l'éducation, soit parce qu’elles n’ont pas les moyens de payer leur écolage, .

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ou parce que le travail qui absorbe tous les instants de leur journée ne leur permet pas de suivre une classe. C'est donc dans le bat de donner à ces personnes l’occasion de s’instraire que le gouvernement a établi, l'hiver dernier, les écoles gratuites du soir, avec un crédit de $20,000, à titre d'essai, Ces écoles suppriment du coup les deux obstacles que nos signalons plus haut : elles sont gratuites, c’est-à-dire que le plus pauvre peut les fréquenter, et l’enseignement s’y donne le soir, en sorte que le travailleur n’est pas obligé de prendre sur les heures de sa journée, mais seulement sur son temps de loisir,

L'essai que le gouvernement à fait dans ce sens l'hiver dernier a pleinement réussi, et un grand nombre de personnes ont été heureuses de profiter des avantages si généreusement mis à leur disposition.

Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion d’affirmer tout l'intérêt que nous portons aux elasses ouvrières ; elles forment la portion la plus nombreuses de notre population et se tro’.vent dans des circonstances qui appgllent naturellement ln sollicitude d’une autorité attentive aux besoins de ses administrés,

“ L'instruction élémentaire, dit l'honorable M. Mercier dans un de ses discours, c'est la première nécessité d’un pays constitutionnel, I} faut, comme Île dit de Girardin, mettre en harmonie l'instruction et la constitution d’un peuple...

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“ Nous ne donnons que $#160,000 aux écoles élémentaires et $70,000 à ce qu’on appelle l’instruction supérieure. J’admire et je respecte nos collèges classiques, que nous devons au dévoûment de prêtres vertueux, véritables amis de leur pays, et je ne veux diminuer en rien leur prestige et leur mérite, mais .je combats un système qui n'est ni juste ni sage. . C’est le peuple surtout que l’on doit chercher à instruire ; le riche peut se protéger tout seul ; je dis que c’est à l'enfant du pauvre que lon doit tendre la main bienfaisante de l'éducation, poux le protéger contre les dangers qui l’assiègent, pour le sortir de la misère qui peut tuer cette jeune intelligence naissante ét lui ouvrir à deux baittants les portes de l'avenir et de l'honneur.” ..…..

Ët dans un autre travail, nous trouvons encore ces paroles :

“ , Certaines sciences, belles et louables en ellesmêmes, seraient peu utiles à nos mauufacturiers, à nos commis, à nos artisans, et ces sciences, tout intéressantes qu'elles soient, ne méneraient pas loin ceux

qui voudraient s'en contenter, a notre époque et sur-

tout dans nos villes d'Amérique,

‘ Ceux qui ont le temps et les moyeus d'apprendre le latin et le grec, l’astronomie et les autres sciences de cette nature, font bien de les apprendre, mais pour qu'elles leur suffisent dans le monde, il faut qu'ils aient de la fortune, Or, comme je n'ai pas à m’oc-

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