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cuper, pour le moment, de l'instruction des gens riches, je me contente de vous entretenir de l’instruction des ciasses moyennes, et surtout des classes pauvres ; et conséquemment, je dois laisser de côté le grec et le latin.
% j “ L’instruction qui est nécessaire à ces classes, c'est l’arithmétique, la tenue des livres, l'anglais et . ta le français, et les matières qui, tout en donnant des
connaissances théoriques élémentaires, mettent vos enfants en état d'apprendre un métier, une profession r. 1] ou un négoce. Toutes les branches de l’enseignement, quelques belles et agréables qu’elles soient, sont parfaitement inutiles aujourd’hui, si elles n’ont pas un côté pratique, c’est-à-dire si elles ne mettent. pas * l'enfant en état de gagner sa vie. Et l’on sait jusqu’à quel point ces conditions de l'instruction sont devenues exigeantes sur un continent commu celui de l'Amérique, au Canada comme aux Etats-Unis, où le travail sous toutes les formes se développe d'une manière merveilleuse, où toutes les forces des individus et de la nation se multiplient avec une rapidité extraordinaire, où chaque minute est comptée, où tous les hommes luttent chaque jour, chaque heure, chaque minute, les uns contre les autres, rivalisent dans les différente. professions, les différents métiers, dans le commerce, dans les arts et dans l’industrie, et où chaque moment d'arrêt peut produire non seulement la ruine des individus, mais
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encore des commotions politiques et sociales fort dangereuses.
Et plus loin encore :
“Ce reflet de gloire qui nous arrive du vieux monde, nous impose de nouveau:: devoirs au premier rang desquels nous devons placer la nécessité de tirer le peuple de sa léthargie et de faire parvenir jusqu'à Jui les bienfaits de l'instruction. L’ignorance, c'est la misère, l'iustruction, c'est la fortune ; l'ignorance, c'est l'esclavage, l'instruction, c’est la liberté. La tuère doit son lait à l'enfant qu’elle a mis au monde, le père lui doit le pain, la société lui doit l’instruction. Et ce peuple, que nous devons instruire, c’est lé vrai pouple, celui qui travaille : labonreurs et ârtisans, les pères nourriciers du genre humain, ceux qui construisent, ceux qui sèment, mais qui, hélas ! ne récoltent pas toujours. Ouvrons à ceux-là, ct à deux battants, les portes du temple qui répand sa lumière bienfaisante sur le monde ; assurons-nous que cette lumière pénètre jusqu'aux plus humbles chaumières, et, avec elle, faisons-y arriver ces par”lés de Lamennais : “ Hommes de travail, prenez donc ‘“ courage, ne vous manquez point à vous-mêmes, et “ Dieu ne vous manquera point. Chacun de vos ‘efforts produira son fruit, amènera dans votre sort “ une amélioration d'où successivement en sortiront “d’autres plus grandes, et de celles-ci d’autres ençore, “jusqu'au jour où la terre, pleinement renouvelée,