‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 15 sur 27 · F L'HYGIÈNE · texte numérisé non relu

F L'HYGIÈNE

Sous ce titre général, nous pouvons classer un assez grand nombre de sujets spéciaux qui s'y rap-

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Voici l’aticle de la loi qui concerne la constæng tion des maisons d'école :

“ Aucune cotisation excédant la somme de mille piastres pour la construction d’une école supérieure, académique ou modèle, ou la somme de seize cents piastres pour la construction d’une maison d'école élémentaire, ne peut être imposée, à moins que les commissaires eu les syndics ne soient spécialement autorisés par le surintendant à prélever un montant plus considérable,

“ Les maisons d'école doivent être construites con formément aux plans etdevis approuvés ou fournis par le surintendant.”

Voilà assurément une loi très sage et qui date déjà d'assez loin, puisqu'elle reproduit à peu près l’article 10 du chapitre 22 de la 40e Victoria (1876) et que son principe était déjà énoncé dans le chapitre 15 des statuts refondus du Bas-Canada (1859), lequel, cependant, n’accordait que mille piastres pour les écoles académiques ou modèles, et cinq cents piastres pour les écoles élémentaires. Les sommes fixées par la loi de 1876 sont très suffisantes pour les maisons d'école construites dans les campagnes ou dans pasites vifs

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et on peut, obtenir la permission de les augmenter, dans les centres plus considérables. D’un autre côté, l'obligation de faire approuver les plans par le surintendant de l'instruction publique offre une garantie suffisante, il nous semble, des bonnes qualités de la construction.

Si toutes les maisons d'école étaient construites dans ces conditions, il y aurait donc lieu d'affirmer que les éièves de notre province, sous ce rapport, n’ont absolument rien à désirer. Malheureusement il n'en est pas ainsi. Dans bien des endroits les maisons sont fort anciennes, et dans les municipalités pauvres, — qui sont assez nombreuses, — il n’est guère possible d'exiger rigoureusement l'exécution de la loi. Et, du reste, il y à un grand nombre d’établissements scolaires qui se trouvent, par leur position même, soustraits presque complètement à l’application du règlement. Les bâtiments ont un aspect lugubre, une apparence de prison ; les classes son malpropres, mal éclairées, mal ventilées; le mobilier n'offre aucune des qualités qu’exige le bien-être, le confort des élèves, lesquels, au lieu de se sentir attirés et retenus à l’école, n’éprouvent que le désir d’y entrer le plus tard et d’en sortir le plus tôt possible. Les terrains qui les entourent sont tristes et dénudés, Et pourtant, ce sont là des conditions qui devraient éveill r la plus vive sollicitude : “ Couvrons le sol de notre province de maisons d'école dit l'honorable M. Mercier, dans un de ses discours ; faisons-les nom-

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