‹ Nos écoles [microforme]Chapitre 16 sur 27 · PUR, APE · texte numérisé non relu

PUR, APE

breuses, élégantes, confortables, pour que nos enfants aiment à les voir et à les fréquenter,

# Entourons-les d'arbres et de fleurs, pour que cette jeunesse, qui est l'espérance de la patrie, sache que “ l'instruction est l'ornement du riche et la “ richesse dn pauvre,” suivant la pensée d’un philo- “ sophe.”

C’est un triste spectacle qu'offrent un grand nombre de nos écoles aux heures de classe. Pendant qu'aux alentours, dans la campagne, le soleil fait jouer ses reflets dorés sur les feuilles vértes et que le vent apporte du dehors, à travers les croisées, des bouffées d'air tiède et parfumé ; pendant que les oiseaux font eutendre partout leurs cris joyeux et leurs chansons, ces pauvres petits, assis immobiles, dans leur sombre salle, sur leurs bancs durs et sans dossiers, au milieu du sourd murmure des lecons, penchent sur leurs livres un regard alangui et oredouillent d’un ton lassé, rêvant sur le mystère, insondable pour eux, des règles de la grammaire. Il ont, à cet âge du rire et de la joie, la figure pensive, sérieuse et fatiguée des chercheurs. S'il survient une distraction qui les tire de leur ahurissement et les fasse reprendre un peu de vie et de gaîté, le maître frappe avec sa règle sur son pupitre, et de suite, le silence se rétablit, ou plutôt le bourdonnement ennuyeux recommence sa musique monotone.

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