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ce mode est rigoureusement suivi et il offre de grands avantages. D'abord, ce simple changement, ou ce déménagement, si vous le voulez, les repose et leur donne un nouveau courage pour le travail. Nous en avons l'expérience, et nous pouvons affirmer qu’il y a là un fait dont les résultats sont plus importants qu'il n’y paraît de prime abord. En outre, lorsque les élèves sont rendus dans une nouvelle pièce, on peut aérer complètement celle qu’ils viennent de quitter. Voilà une chose dont on ne tient pas assez compte dans nos écoles : la ventilation y est généralement négligée ou pratiquée d’une facon qui prête à de grands inconvénients. Le professeur a-t-il trop chaud, ou bien sent-il l'air se vicier ? il fait ouvrir un carreau. L’atmosphère se renouvelle sans doute, dans une certaine mesure ; mais quel est le résultat pour les pauvres enfants qui se trouvent dans le voisinage du carreau entr’ouvert ? Les rhumes, les affections des bronches, les névralgies et les maux d’yeux ou d'oreilles, si fréquents dans nos écoles, n’ont souvent pas d’autre origine. Avec un climat comme le nôtre, ces considérations méritent qu’on les pèse sérieusement.
Il y a des endroits où il est peut-être impossible de mettre la chose en pratique, nous le savons ; mis ce que nous savons également, c’est que les commissaires d'écoles, ou les propriétaires d'écoles indépeudantes ont le devoir de la rendre possible, Quant au professeur, je comprends que c’est peut-être pour lui
un surcroît de travail, que cela nuit un peu à la discipline, Maïs nos instituteurs sent pleins de dévouement — nous sommes heureux de leur rendre cette justice —— et ils n’hésiteront pas, rous en sommes certain, à s'imposer de nouveaux sacrifices pour le bien des enfants qui leur sont confiés, pourvu toutefois que les autorités scolaires leur prêtent un secours efficace, Elever et instruire des enfants n’est pas une chose qui se fasse sans peine, et le colonel d’un régiment bien discipliné a un sort bien plus enviable, sans doute, que le directeur d’une classe de grammaire ou d’arithmétique. Mais la discipline inflexible de la caserne ne saurait s'appliquer à l'école, et, pour apprécier cette vérité, l’instituteur n’a qu’à se rappeler son temps d’écolier, Ce souvenir sera pour lui une bonne lecon de pédagogie.
Si, comme nous venons de le voir, la classe est souvent trop fatigante pour l'élève, que dire de l'étude qui, daris les pensionnats, est aussi longue et plus monotone ? Ici, pas de leçons à réciter, pas de devoirs à corriger, pas de problèmes ou d’exercices au tableau noir. Le travail immobile et silencieux du commencement jusqu’à à la fin, le soir surtout, à la lueur du gaz on des lampes : voilà la pénitence dans laquelle lélève entre au premier septembre pour n’en ressortir qu’au premier juillet, quelquefois au quinze seulement.
Nous allons détailler la journée ordinaire d’un
élève, dans un graud nombre de pensionnats, afin de donner une idée de la somme de travail exigée chaque 4 jour. Nous donnons ces chiffres d’après nos observations personnelles ; il est juste d'ajouter, que dans la plupart des pensionnats, on a fait, depuis, de sé-
rieuses modifications. À 5 heures À. M...... lever.
5 ‘“ TS Eù we prière.
7 ‘ ,,.. étude jusqu’à 7 heures.
7 ” TO Sd déjeûner.