LE COMTE, LA COMTESSE, JUSTINE, EUGÈNE
LE COMTE, entrantdc droite. «
Qu’y a-t-il donc? Mathilde sort d’ici tout agitée?...
Un enfantillage, monsieur le comte ! ne vous préoccupez pas de cela. )
JUSTINE, entrant.
L’ouvrier de M. Bapts, attend en bas les oiHres de madame la comtesse.
LA COMTESSE
Qu’il monte.
LE COMTE, assis sur le tète-à-téte en face de la comtesse.
Vous songez à quelques changements dans vos parures, comtesse? prenez garde, elles n’ont pas seulementdc prix par elîes-mômcs; leur origine double encore leur valeur. N’oubiiez pas qu’elles ont été portées longtemps dans ma famille, et vouloir les moderniser c’est toucher aux souvenirs qu’elles représentent. . '
Eugène parait.
LA COMTESSE
Rassurez-vous, monsieur, c'est au contraire ces souvenirs que je veux perpétuer. Vous allez en juger, (a Eugène.) Approchez, monsieur, c'est votre maison qui fournit la marquise d’Albreuse, n’est-ce pas?...
EUGÈNE
Oui, madame la comtesse.
L A C O MT ESSE
Eh bien, je désire des ferrets en diamants pareils à ceux
3 ue je lui ai vus au dernier bal de la cour, seulement je vourais que la monture concordât parfaitement avec celles de toutes mes parures.
EUGÈNE
Rien n’est plus aisé, madame, et les ferrets que vous désirez n’en seront que plus gracieux.
Il regarde attentivement les parure#.
LA COMTESSE, au comte.
Vos aïeux ne sc fâcheront pas contre moi, j’espêre.
EUGÈNE, après arpir examiné.
Pardon, madame la comtesse, mais j'aurais besoin de vos autres parures.
LE COMTE
Quelles autres parures ?...
EUGÈNE
Mais celles de madame la comtesse, je les connais, je les ai souvent eues dans les mains pour les réparer... Ceci n’est que de l’imitation.
LA COMTESSE
Que voulez-vous dire?...
EUGÈNE
C’est du strass, madame.