ACTE TROISIÈME
LE COMTE
Oui! cl clic m'obsède! elle me torture! elle me brise le cœur !... Ali! madame, je vous le dis : nous vivons dans un temps sceptique et menteur! dans un temps où le plaisir et la vanité sont les seules lois, où, par une avidité précoce, par un effrayant besoin d’indépendance, chacun de nos enfants semble bâter d’une main fiévreuse notre fin trop lente! dans un temps où bien des familles recèlent ensevelis un secret funeste, souvent une bassesse, quelquefois un crime.
LA COMTE SSE, avec un cri.
Ah! monsieur, c’est votre fils que vous osez accuser...
LE COMTE , lui saisissant le bras.
Plus bas, madame ! il y a des plaies que l’on cache, et qu’on qg; lave que dans le silence et avec des larmes !
Il sort à gauche.
LA COMTESSE, seule.
Non! non ! ce soupçon est odieux ! mon fils ne peut être coupable... tout ceci n’est que le résultat d’un concours de circonstances qui s’expliquera de lui-mème...
Elle s’assied à droite.