ACTE QUATRIÈME
LE COMITE
Vous vous irompez : il me teste à connaître la vérié.
GIRAUD
Mais que prétendez-vous donc pour y arriver ?
LK COMTE
Voir vgj.ro fille et l’inlcrio^er.
GIRAUD
Elle ! ma fille ! s’abaisser jusque-là !...
LE COM TE
Il le faut," monsieur Giraud ; personne n’a le droit, môme injustement accusé, de se soustraire à* une justification lorsqu’elle est réclamée par d’honnêtes gens. Constituons-nous donc tous deux en tribunal de famille; nous sommes seuls, Marguerite peut descendre.
GIRAUD
Vous ôtes le père de l’homme qui a flétri mon seuil ; je vous récuse comme juge, monsieur.
LE COMT E, avec violence.
Et moi je m’irri^ose comme tel 1
GIRAUD
Vous, et de quel dr*il?
• LE COMTE
De quel droit! ah! tenez ! ne m’interrogez pas! ma résolution est inébranlable, faites venir votre tille.
GIRAUD
Jamais ! àna fille est au-dessus de vos accusations comme le bon Dieu est au-dessus de nos misères! Elle est innocente, Uprce qu’elle est innocent ;, cl s’il vous faut des voleuses, * cherchez ailleurs !
LE COMTE
Vous refusez d’appeler Marguerite?
GIRAUD
Je refuse.
LE COMTE, se dirigeant vers le pavillon.
Alors, c’est moi qui irai la chercher.
GIRAUD, lai barrant le passage.
Vous ! je vous le défepds ! je suis ici chez moi !
LE COMTE
Nul n’est chez lui lorsque le soupçon frappe à sa porte !...
GIRAUD
Ali! prenez garde, monsieur le comte ! Tenez, vous n’ôtes pas prudent! ! !...
Il lève une chaise qui se trouve à sa portée*
LE tOMTE, avec hauteur.
Vous me menacez, je crois.
m GIRAUD.
• Oui, je tous menace ! parce que j’ai dans le cœur toutes les