‹ Nos enfants drame en cinq actesChapitre 72 sur 87 · GIRAUD, LE COMTE · texte numérisé non relu

GIRAUD, LE COMTE

GIRAUD

Vous ici, monsieur le comte I

L E COMTE

Mui-mé ne, monsieur Giraud.

GIRAUD

Que me voulez-vous ?

LE COMTE

Je vais vous le dire : monsieur Giraud, aine des marques d’estime qu’un homme puisse donner à un autre homme, c’est de se mesurer avec lui ; celte marque d’estime je vo is l'ai donnée puisque j’ai accepté un duel avec vous.

GIRAUD

Vous l’avez accepté, c’est vrai; maitmoi, à cette heure, je le refuse!

LE COMTE

Vous refusez. * .

G I R AUD

Oui, j’ai réfléchi. Les chances ne sont pas égales entre nous.

LE COMTE

Qu’entendez-vous par là?.,.

GIRAUD

J’entends tout simplement ceci, monsieur le comte, que vous morl, vous vous en iriez en laissant à vos enfants cent vingt mille francs de rente à se partager... et que ma morl à moi enlèverait aux. miens leur principale ressource... ils ont encore besoin de mon travail... Je ne leur ferai pas banqueroute... misère oblige aussi, monsieur le comte!

LE COMTE

Soit 1 nous ne nous bâtirons pas.

En ce cas, avez-vous encore quelque chose à me dire ?

LE COMTE

Et vous, monsieur Giraud ?

GIRAUD

Moi, rien !

LE C OMTE.

Rien ! alors c’est moi qui ai à vous parler.

GIRAUD

Tenez, c’est inutile, allons droitau but. Je sais tout. Je viens de voir mademoiselle votre fille.

LE COMTE

Mathilde vous a prévenu?...

Que ma fille passait chez vous, pour uue voleuse! Oui, monsieur le comte.

LE COMTE. . ■

Qu’avez-vous à répondre ? il y a conlre elle une présomption appuyée sur des indices graves.

GIRAUD

Une présomption 1... des indices !... et c’est avec cela que vous osez outrager ma fille ! Tenez, monsieur le comte, je vous le répète encore, il ne vous reste plus rien à faire. ici.

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