GIRAUD, LE COMTE
GIRAUD
Vous ici, monsieur le comte I
L E COMTE
Mui-mé ne, monsieur Giraud.
GIRAUD
Que me voulez-vous ?
LE COMTE
Je vais vous le dire : monsieur Giraud, aine des marques d’estime qu’un homme puisse donner à un autre homme, c’est de se mesurer avec lui ; celte marque d’estime je vo is l'ai donnée puisque j’ai accepté un duel avec vous.
GIRAUD
Vous l’avez accepté, c’est vrai; maitmoi, à cette heure, je le refuse!
LE COMTE
Vous refusez. * .
G I R AUD
Oui, j’ai réfléchi. Les chances ne sont pas égales entre nous.
LE COMTE
Qu’entendez-vous par là?.,.
GIRAUD
J’entends tout simplement ceci, monsieur le comte, que vous morl, vous vous en iriez en laissant à vos enfants cent vingt mille francs de rente à se partager... et que ma morl à moi enlèverait aux. miens leur principale ressource... ils ont encore besoin de mon travail... Je ne leur ferai pas banqueroute... misère oblige aussi, monsieur le comte!
LE COMTE
Soit 1 nous ne nous bâtirons pas.
En ce cas, avez-vous encore quelque chose à me dire ?
LE COMTE
Et vous, monsieur Giraud ?
GIRAUD
Moi, rien !
LE C OMTE.
Rien ! alors c’est moi qui ai à vous parler.
GIRAUD
Tenez, c’est inutile, allons droitau but. Je sais tout. Je viens de voir mademoiselle votre fille.
LE COMTE
Mathilde vous a prévenu?...
Que ma fille passait chez vous, pour uue voleuse! Oui, monsieur le comte.
LE COMTE. . ■
Qu’avez-vous à répondre ? il y a conlre elle une présomption appuyée sur des indices graves.
GIRAUD
Une présomption 1... des indices !... et c’est avec cela que vous osez outrager ma fille ! Tenez, monsieur le comte, je vous le répète encore, il ne vous reste plus rien à faire. ici.