‹ Nos filles, qu'en ferons-nous?Chapitre 2 sur 23 · Nos Fils, que feront-ils? (Chez Cahnann Lévy · texte numérisé non relu

Nos Fils, que feront-ils? (Chez Cahnann Lévy

Un jour prochain, je compte rechercher par quels efforts pratiques celte couvre pourrait être préparée. Nos filles y ont leur place marquée à côté de nos iils. Nous expatrierons inutilement des jeunes gens d'élite tant que nous n'aurons pas formé «les femmes capables de les assister, des femmes qui referont pour eux la I ki trie, et, au loin, seront les gardiennes de nos chères traditions.

Ces jeunes filles-là existent-elles?

Supposez que nous ayons créé le garçon d'initiative, de bon sens pratique dont je vous parlais naguère, ce fils qui, en travaillant à son propre bonheur, rendrait à la France le rang qu'elle a perdu dans le monde. Au moment, de s'embarquer, trouvera-t-il une compagne prête à le

suivre? La jeune fille d'aujourd'hui estelle digne que l'on noue avec elle de longues fiançailles ? que l'on emporte à l'autre bout du monde son image loule pure? que l'on lutte, pendant des années de jeunesse, pour lui créer le foyer, dont, un jour, elle sera la joie et la lumière ?

On comprendra que, en un aussi vaste sujet, je me limite. Je m'occuperai dans ce petit livre des filles de bourgeoisie qui ont une dot, qui furent élevées dans la certitude que, entre la dix-huitième et la vingtième année, un ou plusieurs hommes de leur monde solliciteraient leur main. A mon grand regret, je laisse de côté les jeunes filles de la bourgeoisie ruinée, celles qui sont obligées de renon-

Page 1