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cerau mariage et qui demandent le pain quotidien à des travaux ingénieux et précaires. Si dignes qu'elles soient d'attention, leur aventure peut encore être considérée comme exceptionnelle. Elles font songer à ces jeunes fdles de noblesse, tombées dans la gêne, qui préfèrent le célibat, toute l'étroitesse de la pauvreté, à la mésalliance. Même le cas des nôtres est plus touchant, car c'est la délicatesse, non l'orgueil qui en fait le fond. En effet, s'il n'y a pas de réelle différence entre un homme de tiers-état bien élevé et un noble, — entré les filles qui ont de l'éducation et un rustre, il y a un abîme. On agit honorablement en préférant le travail aux facilités d'une telle union.
D'autre part, je me préoccupe de me mettre à l'abri de ce reproche :
— Vous ne nous parlez que des jeunes filles parisiennes...
Ce n'est pas la faute de ceux qui sont les historiens de nos mœurs si Paris, les habitudes de Paris, les audaces de Paris, tiennent tant de place dans nos préoccupations. C'est déjà quelque chose — dans cette halle qu'est aujourd'hui notre société — de distinguer les françaises des étrangères et de ne pas imputer aux nôtres les excentricités, voire les licences « d'en face ».
A un certain degré de culture et de fortune, Paris apparaît aux Français comme la fin de toutes les aspirations et de tous les efforls. Si nos jeunes pro-