‹ Nos filsChapitre 22 sur 70 · CULTURE SUPÉRIEURE DE U MÈRE · texte numérisé non relu

CULTURE SUPÉRIEURE DE U MÈRE

sienne. Il s'est rouillé -sans doute, et il a oublié, moins pourtant qu'il ne semble. Ce qu'on apprit enfant peut disparaître quelque temps, puis souvent reparait et nous suit dans la vie.

cr Mais, monsieur, mon mari a peu de temps.

Il est préoccupé tout le jour. Et le soir, il sort. i>

Sortirait-il, s*il avait près de vous, madame, un doux foyer, sans humeur^ sans caprice, s'il était retenu par une bonne communication de cœur et de pensées, par le besoin surtout que vous avez de lui pour l'éducation de l'enfant ?

Pour le temps, pourquoi en parler? U en aura beaucoup si vous savez le retenir. Les six heures qu'il perdrait au dehors chaque soir, c'est un temps bien considérable. Quel présent je lui fais en lui donnant ces heures ! J'ajoute réellement des années à sa vie.

« Idée bizarre qui ne pouvait, dit mon censeur, venir qu'à un homme étranger au monde ! Supposer qu'un mari reste près de sa femme, avec elle passe ses soirées! Où a-l-on vu cela?» Et il ferme, il jette le livre.

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