‹ Nos filsChapitre 21 sur 70 · SAVOIR TROP POUR SAVOIR ASSIS · texte numérisé non relu

SAVOIR TROP POUR SAVOIR ASSIS

fades, de même que plus «d'une par un goût d^ pravé, avale du plâtre et du eharben. Ainsi dè> bilitées, fanées, elles perdent tout sens de la nature, souvent de Tamour même! Qu'espérer pour Tenfant de celte mère vieillie et tarie?

Quel roman cependant peut avoir plus de charme que renftmt, cette histoire vivante, que l*on fait de soi jour par jour? Le bonheur le plus vif, iciobas, c'est créer. Gomment se priver de cela ? Comment s'y rendre impropre par cette sèche alimentation f La vraie nourrice se respecte, ne mange pas pour elle-même, craint les funestes friandises, les indigestes sucreries.

Parfois la solitude fait ces goûts dépravés. En pays protestant, où la femme n'est pas préparée au roman par la confession, où elle vit renfermée, elle a pourtant ses tentations, déguste volontiers le mysticisme galant-dévot des livres catholiques. Le mari, moins subtil et qui a plus de sens, mais qui est dans la prose des affaires, est mis un peu à part comme un être inférieur. Elle se croit plus haut, se sent plus délicate. Elle a tort cependant de méconnaître tout ce que peut apporter à la communauté un esprit positif, hors de ces vains raffinements. Elle a tort d'oublier que cet homme, aujourd'hui tout au métier, a reçu une éducation forte, énormément plus forte que la

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