LE DIX-SBPTIÈME SIÈCLE
Il a fait cent ouvrages, enseigné dans cent villes. Tôt ou tard, on réunira les membres dispersés de ce grand homme qu'il laissa sur tous les chemins. Entre ces livres d'abord, nommonsen deux qui sont deux larmes : le Martyr de Bohêmej écrit sur la ruine d'un monde. Et VÊloge funèbre du grand Gustavey cette épée de la paix, ce juste juge qui l'eût faite ici-bas.
Mais l'infatigable écrivain, dans presque tous ses livres, cherche ce qui pouvait, mieux encore que Tépée, terminer toute guerre : un système d'éducation, qui, appliqué aux nations diverses, diminuant leur diversité, effaçant des oppositions plus apparentes que réelles, préparerait la grande harmonie.
Sorti des doux Moraves, imbu de leur esprit, il s'adresse aux chrétiens d'abord, à l'Europe chrétienne. A Thomme ensuite, «c à tous ! »
A tou^. Ici commence le vrai catholicisme, réelle universalité. La petite secte romaine (imperceptible sur la terre), par son exclusivisme, est anti-calholique.
A tous ! Et plus de guerre des Turcs. Arrivez, Musulmans! Supprimons le Danube; nous vous tendons la main. — A tous ! Arrivez, pauvres Juifs, échappés aux bûchers. — A tous ! aux courageux penseurs, si cruellement calomniés. Pro-