‹ Nos filsChapitre 34 sur 70 · COMÉNI. — LES JÉSUITES. — PORT-RO\AL. — LOCKE · texte numérisé non relu

COMÉNI. — LES JÉSUITES. — PORT-RO\AL. — LOCKE

Ici Tulcére grouillant. Là la morte gangrène. Des villes devenues cimetières, qug restait-il? Le rebut des soldats, des troupeaux misérables d'enfants, qu'on rencontrait, sauvages, devenus animaux et bétes à quatre pattes, qui dévoraient Therbe des champs.

L'excès des maux, venu à un tel degré, décourage. Les cœurs sont contractés, Tesprit même affaibli devant de tels spectacles. Des femmes, de divine tendresse, comme la pauvre Bourignon, qui s'y jetaient, devenaient folles. Nul n'aurait soupçonné que de là sortirait un génie de lumière, un puissant inventeur, Galilée de l'éduca* tion.

Ce beau génie, grand, doux, fécond, savant universel, comme plus tard a été Leibnifz, était du pays de Mozart, de ces pays toujours écrasés par la guerre ou par la lourde Autriche, les pays demi*slaves. Coméni, c'est son nom, chassé de Moravie par les féroces Espagnols, y perdit la patrie, et y gagna... le monde. J'entends un sens unique d'universalité. D'un cœur et d'un esprit immense, il embrassa et toute science et toute nation. Par tout pays, Pologne, Hongrie, Suède, Anglelerre, Hollande, il alla enseignant, premièrement la Paix^ deuxièmement le moyen de la paix, VUniversalité fraternelle.

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