‹ Nos filsChapitre 42 sur 70 · G LE DIX*SEPTIÈÏE SIÈCLE · texte numérisé non relu

G LE DIX*SEPTIÈÏE SIÈCLE

tions (tragédies ou proverbes, dialogues de la directrice), devenaient aisément de fines et fausses créatures. Exemple celle- qui, dit-on, prenait toujours le plus beau fruit, et le meilleur morceau, innocemment, « par pure » simplicité.

Madame de Maintenon les connaît bien, prend contre elles d'étonnantes précautions. Elle leur ap. prend à écrire, et leur défend d'écrire. L'amie même est suspecte ; on ne peut causer deux à deux. Le prêtre est-il sûr? Non. « Allez au confesseur ; faites ce qu'il dira, si vous n'y voyez de péché. » Le père même, le frère, ne peuvent voir l'élève que quatre fois par an, et devant une dame qui écoute, et surveille I On sent bien qu'une élève, si peu nourrie d'esprit, si suspecte de mœurs, va être tout à l'heure (brillant fruit de Saint-Cyr) une dame de la Régence.

Cet aplatissement de la France, épuisée et usée, ne se comprend que trop. Mais l'Angleterre victorieuse, qui fait alors la paix du monde, dans ce haut rôle politique, quel est Vétat de son esprit? Très-pauvre, très-imitateur, médiocre et judicieu-

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