‹ Nos filsChapitre 43 sur 70 · GOMBNI. — LES JÉSUITES. — PORT-ROYAL. — LOCKE. 1 SI · texte numérisé non relu

GOMBNI. — LES JÉSUITES. — PORT-ROYAL. — LOCKE. 1 SI

sèment ennuyeux. J'ai dit fort clairement, estt 1688 {Histoire de France) y à quel point les partis étaient &ibles à l'avènement de Guillaume, impuissants et inertes sans l'élan, le coup dp col^ lier que nos réfugiés leur donnèrent. L'âge imaginatif, et l'âge fanatique ont passé. La grandeur de ^akespeare, la force de Hilton, la robuste Angleterre de Crom-well, où sont-elles? L'homoie du temps, c'est Lod&e, et sa foi raisofmabley son gouvernement raisonnable y sa raisûnnable éducation.

Ce dernier livre avait le mérite d'être le seul ouvrage en règle et étendu sur la matière. L'auteur, qui est médecin, insiste avec raison sur l'édu* cation physique; mais en général, pour le reste, qu'il est faible, sec, pauvre, loin, et de l'ampleur de Rabelais, et de la vigueur de Montaigne I De ces grands hommes à lui, quelle chute! Combien peu celui-ci a besoin des fortes vertus I Sa morale est plutôt prudence, sa vertu négative, abstinence de vices plus que vertu. Rendre l'enfant sensible aui éloges et à la considération, l'avertir des grands avantages qu'elle donne à celui qui Tobtient, le rendre doux, civil, c'est l'essentiel. Dans un coin cependant, il dit négligemment (je crois en une ligne) c( qu'il faut lui enseigner la Justice. »

Il veut l'instruction très-modique et pratique,

4gG LE DIX-SEPTIÈME SIÈCL^

lions (tragédies ou proverbes, ff -Atin» de

rectrice), devenaient aisémcr;' / ^toire na-

créatures. Exemple celle- ry / fruiliers).

jours le plus beau fruit y^ / que peu de

innocemment, « par ^y / •

Madame de Mairy $ - lueurs qui fe-

contre elles d'éto- ^ - ^^is point. Tout d V

prend à écrire, exemple, il conseille « que

est suspecte -^ i^"^*^- • ^ ^* ®^* ^^^^ P'^*^ ^® prêtre est y/»^ ^* P*^ P^"^ ^^*^ î ^* ^'^^^ ^"^ gentleman, ce qu î' ^ ^"^"®''- ^' **^' très-sagement que, pour mêro' ' ^à^ santé, le jeune gentleman doit avoir un foi' ^ti tourner ou jardiner. Mais, avec moins de V ^il^J^ute les métiers de luxe, apparemment 1^5 propres à un homme comme il faut. Qu'il soit

Cfumeur^ vernisseur, graveur, qu'il polisse du

^^tv^ ou bien des pierres précieuses.

£st-ce lui, ou son traducteur, qui ajoute à la fin ane Notice détaillée sur Xttàucaiwïi des enfants de France? Pauvre sujet dont pourtant les Anglais, nos copistes d'alors, sous Guillaume et sous la reine Anne, étaient fort curieux, faut-il le dire? admirateurs.

PREMIER ESSOR DU DIX-IIUITIÈMK SIÈCLE. L'ACTION. VOLTAIRE. VICO. LE ROBINSON.

m iE DIX-SEPTIÈME SIÈCLE.

limîtée à Tutile. Du français, un peu de latin, de calcul et d'histoire. Quelques mots d'histoire naturelle (spécialement pour les aAres fruitiers). De la religion, mais pas trop, quelque peu de Bible.

Il y a par moments de fort belles lueurs qui feraient croire qu'il a vu loin. Mais point. Tout d'abord il s'arrête. Par exemple, il conseille a que Tentant fasse ses jouets. » Là il est bien près de Frœbel. Il ne va pas plus loin ; il fait un gentleman, et non un ouvrier. Il dit très-sagement que, pour raison de santé, le jeune gentleman doit avoir un métier, tourner ou jardiner. Mais, avec moins de sens, il ajoute les métiers de luxe, apparemment plus propres à un homme comme il faut. Qu'il soit parfumeur^ vemisseur, graveur, qu'il polisse du verre ou bien des pierres précieuses.

Est-ce lui, ou son traducteur, qui ajoute à la fin une Notice détaillée sur YÉdueatian des enfants de Franceî Pauvre sujet dont pourtant les Anglais, nos copistes d'alors, sous Guillaume cl sous la reine Anne, étaient fort curieux, faut-il le dire? admirateurs.

PREMIER ESSOR DU DIX-iiUITIÈME SIÈCLE. L ACTION. VOLTAIRE. VICO. LE ROBINSON.

lY

PREMIER ESSOR DU DÏX-HUITIÈME SIÈCLE. L'ACTION. VOLTAIRE. VICO. L8 ROBINSON.

De Letbnilz et Newton jusqu'à nous, en cent cinquante ans, rhumantté a fait dans les sciences infiniment plus que dans les deux mille ans qui précèdent depuis Aristote. Le courant, retardé si longtemps, s'est précipité, et il a avancé, on peut dire, d'un énorme bond.

Phénomène étonnant. Ce n'est pas lui pourtant qui fait la première gloire du dix-huiticme siècle. Le nôlre continue, d'autres continueront dans ces voies de découvertes scientifiques, d'exploration de la nature. Ce qui mettra à part le dix-huitième, c'est qu'il a rectierché, définitivement lévélc le

19i PREMIER ESSOR DU dU-HUmÊME SIÈaE.

principe intérieur auquel nous devons tout cela, la force vive qtû fait la puissance de rhommej Tactiviié de son esprit, — et ce qui régit l'esprit même, la volonté^ — et dans la volonté ce qui la rend puissante et efficace, la liberté. Là, on a rencontré le fond . « La liberté , c'est rhomme même. »

J'ai dit ailleurs comment, à travers ses mouvements divers qu'on croirait discordants, le dixhuitième siècle, posé réellement sur ce rail admirable, marcha très-droit, pour atteindre son but, la générale restauration de l'homme, qui s'appelle la Révolution.

Il la fit dans les lois, dans la société, et plus profondément l'entreprit en dessous dans ce qui en est la racine, dans ce qui lui prépare l'élément uucial : l'art qui fait l'homme enfant, qui éveille qui aide la liberté native. Cela s'appelle Éducation.

Hiea n'aurait averti la veille de ce grand mouvement. Le dix-septième siècle décéda dans une caducité extrême, ne promettant qu'épuisement

Page 1