‹ Nos filsChapitre 9 sur 70 · LA CLOCHE. DU PEUPLE · texte numérisé non relu

LA CLOCHE. DU PEUPLE

même) qui par elle autrefois parlait. Elle fut si longtemps la voix de la Cité, et comme Tâme de la Patrie I

« Tu sauras tout celaun jour. Ettu sauras aussi pourquoi moi , sans pleurer, je soupire quelquefois, pourquoi dans mon bonheur, je sens parfois une ombre, pourquoi je fais des vœux pour que des temps meilleurs arrivent à notre enfant, et qu'il vive d'une plus grande vie. Le signe où le vrai Roi, le Souverain, le Peuple reconnaîtra sa force, le retour en son droit, ce sera le retour de la cloche à son maître. Qui Ta fondue, si ce n'est lui?

« Ce n'est pas de la mort, de la religion de la mort, que sortit cette vivante voix. C'est la forte Commune, c'est la Grande Amilte (ainsi on la nommait), qui, pour dire l'unité des cœurs, des volontés, créa et mit là-haut le double personnage, l'homme au marteau de fer et la cloche d'airain. Jacquemart, Jacqueline, voix toujours véridiques, représentants fidèles de la Cité, mesuraient le travail, avertissaient du temps, proclamaient la pensée du Peuple, lui disaient ses dangers, le sommaient loyalement du salut public...

Ah ! comment a-t-on pu nous arracher cela?

Longue est l'histoire, ma chère, pleine de pleurs. J'en verserais aussi. Il n'a pas fallu moins que

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