‹ Nos filsChapitre 8 sur 70 · SOUVENIRS DE FAMILLE · texte numérisé non relu

SOUVENIRS DE FAMILLE

trop souvent I Tant de morts aimés reviennent, et tous les souvenirs. Puissante évocation I... La chambre en est remplie; aux murs et aux plafonds se traœnt tous les événements domestiques. Elle est mêlée, la cloche, à tout cela. Et elle y a pris part, en a été émue, vibrant de joie, de deuil. Elle est de la famille. •• Ah! que le cœur se gonfle I De grosses larmes pèsent, et vont sortir des yeux. Elle veut se contenir. Il s'en apercevra, cela lui fera de la peine. Mais elle a beau faire, tout échappe... Et longtemps même après, quand il rentre, voyant les yeux baissés, humides, qu on voudrait dérober, le voilà inquiet, attendri et pressant... Mais là, c'est un torrent. Elle est noyée de pleurs. Elle se cache enfin dans son sein, et s'excuse : « Je suis bien faible, amil que veux-tu? La cloche me disait tant de choses I... Ah! je n'ai pas pu résister I »

«Eh! pourquoi t'excuser?... Moi aussi, je le le sens, elle est bien puissante, cette cloche, j'en ai le cœur ému. Pour toi, elle sonne la famille, et la grande famille pour moi, le Peuple (c'est moi*

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