RESUME
’ÉTENDUE et la richesse de nos forêts d’épinettes sont telles qu’il n’y a aucun danger de les ésuiser si elles sont exploitées avec bon sens et protégées contre les incendies ; nous devons exploiter cette richesse de toutes façons, c’est-à-dire en faire du bois à pulpe, de la pâte de bois et du papier. À ces fins, faisons tout le pa-
pie: que nous pouvons consommer ici ; faisons tous nos efforts pour tripler notre exportation de pulpe aux Etats-Unis, et pour nous emparer du marché anglais ; exportons autant de bois à pulpe que nous pourrons aux Etats-Unis, en France et ailleurs. Il nous semble que le but à poursuivre devrait être d'exporter chaque
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année 1,000,000 de cordes de bois à pulpe et 600,000 tonnes de pulpe. Pour obtenir ces résultats, qui contribueront plus que quoi que ce soit au développement et à la prospérité générale du pays, mais surtout à celle de la province de Québec; qui feront de l’industrie de la pulpe et du bois l’industrie nationale comme elle est l’indusirie nationale de la Suède-Norvège, il faut le concours des gouvernements de Québec et d'Ottawa. Au gouvernement provincial le devoir de protéger nos forêts d’en réglementer l'exploitation afin qu’elle soit faite avec jugement et en vue de ne pas les détruire; au gouvernement du Dominion, celui de nous mettre en état de construire nos usines à pulpe à aussi bon marché que les Américains, de régulariser les taux de fret de chemins de fer pour la pulpe, de nous compenser de quelque façon pour l'impôt de $r1.90 que les Etats- Unis nous font payer pour la pulpe canadienne et pour les $3.00 par tonne que nous payons de plus que la Scandinavie pour rendre notre pulpe en Angleterre.
Telle est à notre avis la situation sous sou vrai jour ; tels sont les moyens à prendre pour augmenter la prospérité du pays mais spécialement celle de la province de Québec par l’exploitation de nos forêts d’épinettes, la fabrication de la pâte de bois et celle du papier.
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