LIVRE III. - LA LUTTE
I. — Les chances diverses delà mise en œuvre, selon les genres et les aptitudes. — Inclinations préliminaires vers la poésie. — Les rimeurs de circonstance et les prédestinés de la lyre. — Abandon forcé de ce luxe gratuit qui se nomme poésie pour les besognes prosaïques et rémunératrices. — Le choix d'une application lucrative. — Qu'est-il resté des anciennes divisions des genres? — L'écrivain à tout faire. —
Pages.
InsufQsaDce du salaire matériel pour le philosophe, le moraliste, Férudit, le critique du livre. — Situation prédominante, au point de vue financier, du romancier et du dramaturge. — Les romans à primes et à forts tirages. — Par contre, fatigues de ce labeur ininterrompu, nécessité de la production à outrance, maigres résultats pour le commun des auteurs. — Beaucoup désertent le roman et vont au théâtre 229
II. — Les attraits fascinateurs de la carrière dramatique. — Séductions morales ; avantages métalliques; splendides espérances. — Les rendements d'aujourd'hui comparés aux recettes d'autrefois.
— Un bout de statistique. — Contraste de la hausse progressive du gain des auteurs avec la baisse continue de la valeur des œuvres. — Les opérations de la Bourse dramatique. — Pour les habiles, le théâtre est le moyen le plus prompt de la fortune Uttéraire. — L'envers du tableau. — Misères, humiliations des débuts dramatiques; les attentes sans fin. — Ces diflBcultés encore accrues par la nouvelle organisation théâtrale. — Découragement des jeunes auteurs. — Ils se portent au journalisme.
— Population mêlée des serviteurs de la presse. — Les qualités nécessaires. — Le journaliste de race et le journaliste de rencontre. — Affluence extraordinaire des postulants aux destinées du journalisme.
— La rédaction politique ; la rédaction littéraire, la chronique. — Infinies subdivisions du travail dans les journaux. — Tant de places ne suffisent point pour y caser toutes les bonnes volontés 2G7
III. — Ceux que repoussent successivement la scène, le théâtre et le livre. — Leur lamentable sort. — Sont-ils les seuls qui souffrent et se plaignent? — l.e tourment général de la pensée, dans toutes les
Page, applications. — Les désillusions du poète. — Désenchantements de la vocation dramatique. — Les côtés ingrats de la profession du critique. — Sentiment attristé du journaliste sur le vide de ses travaux ou de son autorité. — Tous les désabusements que nous réserve la presse. — Lassitude morale des écrivains les plus comblés en apparence.
— Les ébranlements physiologiques de l'inspiration.
— Influences morbides de la surexcitation permanente de l'intelligence. — Altération de l'organisme. — Les rudes efforts que réclame aujourd'hui la fonction d'homme de lettres, résolument abordée. — Évaluation comparative des chances et des peines que comporte enfin cette difficile carrière. — Conclusion .307
PARIS. — IMPRINRRIE CHAIX. 20, HUK IlElK.BHK. — 492(-7.