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Juifs s’en allaient vers la terre promise avec un législateur, un prêtre et l'arche de leur alliance avec Dieu.
La Marquise de Guercheville comprit que c'était avec ces procédés primordiaux que l'on établissait des nations durables. Oh!
c'est que “c'était une dame pleine d'honneur, ” disait Henri IV en la présentant à Marie de Médicis, et il le savait mieux que personne. .... Jugez-en, Mesdames : restée veuve à la cour,
encore jeune, belle et très riche,
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le roi soldat et galant lui adressa des hommages, d'un caractère pour le moins douteux, auxquels elle répondit de cette manière :
“ Sire, mon rang ne me permet pas d'être votre femme; et j'ai trop de cœur pour devenir moins
que cela. ”
Ÿ & “Et sans plus de paroles la Marquise se retira à son château
de la Roche-Guyon, sur la Seine à dix lieues de Paris, où elle menait un train princier. Henri IV
poussa un jour une partie de
chasse de ce côté, et, sur la fin de
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la journée,il envoya un gentilhomme demander le couvert à madame de Guercheville pour lui et quelques-uns des siens. Madame de Guercheville l'accueillit avec empressement, fit ïilluminer le château, commanda un souper somptueux, se rendit aimable et prévenante comme une bonne et fidèle amie, lui déclara qu'il commandait absolument chez elle, puis lui abandonnant son château, elle se retira pour la nuit chez une de
ses amies, à deux lieues de là.” (1)
(1) B. SULTE. Âistoire des Canadiens-Franfais.
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NOS GRAND’ MÈRES 29 + Voilà quelle était cette pre-
mière patronne de nos origines.
Connaissant toutes les menées
intéressées, les luttes déshonnêtes
et violentes de tous ces entrepre- *
neurs de colonies, elle réussit à J
force d'influence et de sacrificesà *
se faire accepter, d'abord comme
actionnaire dans la compagnie de «# la Nouvelle-France, et ensuite, substituer à ses associés dans leurs droits.
Deux fois cette femme fit équiper et charger des navires à ses
frais, et transpoiter des colons à
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la Nouvelle-France, conduits par des prêtres dévoués, accompagnés de quelques femmes courageuses, munis de grain et de bestiaux. Grâce à l'intervention de Madame de Guercheville, un esprit plus généreux vint diriger les entreprises de la Métropole :
l'unité du lien religieux concentra et harmonisa ces premiers et faibles efforts, un prêtre put librement élever un autel et offrir des sacrifices à Dieu pour la première fois, sans contestations, et avec des
vêtements convenables au culte.
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