PES
ES
ce À le ints rest mo- 1isé, vée.
t de t de
nons
mme n les hÇals
aux uttes adas.
bien pson ar le ir en ar la
plu-
pour ) rt de ment
PS
GRR RÉ EE A PEAR
ÿ Fa ÿ
Vers 1862, un malheur frappa le spirituel écrivain au milieu de ses travaux scientifiques : il fut afiligé d'une paralysie qui le retint dans sa chambre pendant plusieurs mois. La science aidant à la nature, les lettres canadiennes n'eurent heureusement pas à déplorer la perte de cet homme de talent qui contribua autant, sinon plus, qu'aucun autre, à les faire connaitre et à les propager en Canada et à l'étranger.
Aubin fut l’un des plus ardents admirateurs de
Papineau dont il eut aussi l'honneur d’être l'ami sincère et constant.
Nociable, philantropique, ayant sans cesse le cœur sur la main, le rédacteur du Fantasque a toujours été un grand enfant sous le rapport de la libéralité. Prodigue, insouciant de la vie réelle, ayant des talents pour amasser dix fortunes, prêt à toute heure à tout donner, il fut toujours indifférent à l'endroit des richesses. Le primo vivere se faisait-il sentir, aussitôt il trouvait, grâce à son génie inventif, rempli d’expédients et de ressources, les moyens de gagner de l'argent ; mais dès que le vil métal touchait ses doigts, notre héros au lieu de l'appliquer aux réalités présentes de la vie, le dépensait souvent pour satisfaire quelques caprices frivoles, ou le donnait spontanément au premier nécessiteux qui le lui demandait.
Aubin était incapable de désobliger ou de voir souffrir son semblable.
Il devrait toujours y avoir une fée invisible auprès des artistes, afin de veiller sur 1eur bourse et de ramasser la fortune qu'ils éparpillent, pour la plupart, avec une folle et téméraire imprévoyance, à peu près comme ce favori de Catherine de Russie qui
Al
laissait tomber les diamants dont il était couvert, sans même daigner jamais les ramasser. Il faut dire
RS ee omis ta ÊT
aussi que ce favori avait une nièce qui s'empressait P de se charger de ce soin, sinon pour l'avantage de l'oncle, du moins au profit de la nièce ! J . é . . LE 1 . y, 1 1k Les artistes et les poëtes, ces oiseaux privilégiés Lo de la civilisation, se rappellent sans doute que Dieu # Î A | \ di ‘ Aux plus petits donne la pature. n “ e1 Nous est avis, pourtant, qu'un peu des qualités de “ Le la fourmi ne nuit jamais. | ca Aubin est un causeur émérite et un flaneur parfait, 4 dc ce qui ne veut pas dire qu'il soit un paresseux, loin le de là; mais il y à flaneur et flaneur, comme ilya D fagots et fagots. Il aime le far niente, et sait en jouir es », A , Q ’ Q #, , et le savourer. Autrefois, à Québec, sa maison était le ; l'h rendez-vous de tout ce qu’il y avait de gens d’esprit et + ch L' de gais convives dans la capitale du Bas-Canada. e | à 1]
Il avait formé dans cette ville une compagnie d'amateurs qui, pendant plusieurs années, fit les délices de la vieille et noble cité de Champlain. On s’y rappelle encore avec enthousiasme des magnifiques | représentations qui furent données par ces amateurs | sur la scène canadienne. Les noms des Savard, des | Bélanger, des Bédard, des Rowen, des Vézina, des | Sauvageau, des Chartrain, des Jacquies, etc., etc. 4 sont encore vivaces dans la mémoire de ceux qui furent témoins de leurs triomphes scéniques. 4
NS
Aubin est certainement un de ceux qui ont le plus |. contribué par leurs écrits et par leurs discours, à répandre au milieu de notre population, le goût
rfait, Join lya jouir ait le rit et
gnie t les
On iques teurs A, des , des etc.
K qui
> plus 1rs, à
goût
artistique et littéraire. Il a préché d'exemple pendant plus de quarante ans.
Il fut l’un des fondateurs de la ‘“ Nociété Naint Jean-Baptiste de Québec,” et à différentes reprises, l'un de ses principaux officiers. En 1869, l'Institut- Canadien de Montréal le nomma son président.
Outre ses nombreux articles aux journaux, on a de lui plusieurs brochures scientifiques très estimées, entr'autres : La chimie agricole mise à la portée de tout le monde ; Cours de chimie, etc. Le Répertoire National contient un grand nombre de ses essais littéraires dont les principaux sont, en prose: Une entrée dans le monde, La lucarne d'un vieux garcon, Monsieur Desnotes, etc. Parmi ses productions poétiques, il en est une que tout le monde connait: c'est celle en l'honneur du petit caporal. Qui n’a pas entendu chanter dans nos salons canadiens cette chanson empreinte d’une douce mélancolie ? Nous la livrons à l’admiration du lecteur. La voici: