LES SES
ne eee me que
, que celui des quarante siècles, du haut des pyramides, peut relever à l'aise, des royaumes, des villes, des peuples, plongés jusque là dans la nuit de l’oubli.—D’immenses richess?s sont ainsi livrées à la spéculation. Les efforts des Rois, des Parlements, des sociétés scientifiques ou humanitaires sont dépassés par ceux du Herald,
I tient dans sa main le réseau des fils télégraphiques de l'Univers: rien ne remue, ni ne s’agite, d'un pôle à l’autre, qu'il n’en soit informé le premier : on le prendrait volontiers pour le Secrétaire Ge la Providence. Les millionnaires, les princes de la Bourse sont ses courtisans de tous les jours. Quelle entreprise pourrait être tentée s’il n’en est pas ? Banquiers, agioteurs de Wall street, constructeurs de chemins de fer, de lignes télégraphiques, de canaux, fondateurs de villes, politiciens, meneurs de peuples suivent inquiets le mouvement de sa prunelle olympienne. Ses rédacteurs sont respectés, honorés, recherchés, adulés, à l’instar des gardiens ef dépositaires du feu sacré. Tout un chacun le lit au déjeuner:—le Président de la
République, dans la Maison Blanche, et le régrattier,
sur les gradins de la halle; vous le trouvez sur la
table de travail de Bismark comme dans la cabane du colon, au milieu des bois ; le Chinois et le Ja-
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