PETER MCLEOD
PETER McLEOD (")
Peter McLeod était un écossais métis. C'était un homme fait de plusieurs bêtes fauves, dans lequel s'étaient introduites quelques unes des plus belles et des plus nobles qualités de l'homme. I] était fier et courageux comme un lion, souple comme ,un tigre, rusé. et méchant à la fois comme l panthère, bon comme ‘un enfant. Sa violence ne connaissait ni entraves | ni bornes. | Apaisé, il
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était plus doux qu’un agneau ; mais il fallait bien se garder de l’approche de l'orage. Cette approche était foudroyante, McLeod passait d’un état à l’autre, sans transition, en un bond, Sa colère éclatait comme la foudre, puis il n’y avait plus rien, pas même d'écho. Il refusait à ses hommes leurs gages, sous le plus futile prétexte, et sa bourse, jusqu’au fond, était largement ouverte à tous. Y puisait qui voulait, Il né craignait rien sous le soleil ét il était redouté de tous. Un jour, cependant, il se fit donner par un canadien qu'il venaît d’insulter une de ces râclées énormes dont où se souvient toujours, tant que l’on conserve ses membres et ses muscles. Le lendemain, il fit venir à son bureau, celui qui l'avait moulu et applati : “ Tiens, lui dit-il, voilà deux cents dollars, mais va-t'en d'ici ; tu ne peux rester plus longtemps aveé moi. ï ne faut pas que personne puisse battre Peter McLeod.
“Je ne m'en irai pas, dit l'homme. Je ne quitterai jamais Peter McLeod.”
Peter garda l’homme, l’homme garda les deux cents dollars.
Une chose que Peter McLeod ne pouvait souffie c'était qu'on maltraitât le Li] ; Mais c'était
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