‹ Nos intimes. comédie en quatre actesChapitre 81 sur 120 · ACTE TROISIÈME. iOT · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. iOT

MARECAT.

Les amis... sont toujours là... les pauvres amis!

CAUSSADE, insistant.

Mais, mon Dieul.,.

VIGNEUX, rinlerrompant.

Si un étranger venait te crier à brCile-pourpoinU,,

MARÉCAT, légèrement.

Voire femme est un peu coquette î...

VIGNEUX, de même.

Elle est bien souvent avec ce M. MauricCcc.

MARÉCAT

Ils sont toujours fourrés dans les petits coins.. •

CADSSADE, frappé.

Ohl

MARÉCAT, vivement.

Ah I tu vois! Ça te donnerait un coup. Tandis que de nQlr# part...

Ma femme l Maurice I Vous osez!... Ahl taisez-vous î

ViGiNEUX.

Mais...

CAUSSADE

Taisez-vous!... C'est une indignité que deux hommes aux* quels je serre la main... et que j'appelle mes amis... osent devant moi... chez moi... Ma femme! ma pauvre femme! Oh» vous ne saurez jamais le mal que vous venez de me faire.

MARÉCAT, qui est remonté près de la console.

Ahl le voilà qui se monte... qui se monte... Je ne te dis^ pas que j'ai vu... mais enfin, j*ai vu...

CAUSSADE, TiTemenl.

Et qu'est-ce que tu as vu? Quoi?

MARÉCAT

Eh bien ! je les ai vus tous deux causant... (vwement) commi l'a dit M. Vigneux.

VIGNEOX, inrjirii.

Moil

CAOFsÂDïï, avecicïiéU,

Et après?

iOf

MARÉCAT, avec aplomb, interrogeant Vigneux. Eh hien oui, après, M. Vigneux? (Voyam rembarras de Virneui.)

Ah!.,

CAUSSADE

Voilà tout! Ah ! vous étiez donc bien pressés de venir troubler la paix d'un homme en le faisant douter de tout ce qu'il estime et de tout ce qu'il aime I Et vous invoquez les devoirs de Pamitié. — Mais qu'est-ce que c'est donc que cette amili^v. là? Et que ferait de plus la haine?... Depuis hier, quelle occasion avez-vous perdue d'empoisonner mon bonheur ? Ce ma* tin. elle s'appliquait, cette amitié, à détailler tous les défaut» de ma maison et à gâter toutes les joies que j'y trouve. Tantôt, elle s'acharnait, cette amitié, à transformer une querelle futile en un combat mortel... et comme elle n'a pu risquer ma vie à son caprice, il faut maintenant qu'elle prenne sa revanche en tuant mon honneur!

VIGNEUX.

Mais enfin, pourtant, si c'est...

CAUSSADE, vivemenU

Si c'est vrai, n'est-ce pas! Eh bien, si c'est vrai! Il fallait ne rien dire et me laisser mon erreur.

MARÉCAT

Enfin ! nous avons fait notre devoir d'amis : n'en parlons plus...

CAUSSADE

Ah! parlons-en, au contraire!... Vous figurez-vous que cela me suffise et que je vous laisse libres de porter sur ma femme tous les jugements qu'il vous plaira? Ahî que non pas! Je ne laisserai pas son honneur et le mien sous le coup d'un pareil soupçon I

VIGNEUX.

Hélas! nous ne demandons pas mieux; mais comment veu:^tu?...

CAUSSADE

Ah! je n'en sais rien! mais je cherchx.i'ai... je trot^verai... Je saurai bien vous donner une preuve si éclatante de son inno-

VIGNEUX, Tivement.

Une preuve de son innocence, mais mon Dieu, c'est notre plus cher désir.

^ CAUSSADE

Et ce soir, ce soir même !

^11 passe à droite. — Marécat est remontik)

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