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enviable, mille fois plus belle que la pureté du corps. La valeur de celle-ci reste profondément amoindrie s1 l'âme est sans bonté, sans tendresse, sans élan. LA
Le tout petit enfant ne disséque pas sa pensée, 1l se jette confiant dans les bras de sa mère. C’est à la possession de cette simplicité que les humains doivent aspirer, s'ils veulent obéir à l’injonction du Christ : « Soyez semblables à des enfants, si vous voulez posséder le royaume de Dieu ».
Mais la pureté n’est pas tout, s1 la flexibilité ne vient s y ajouter.
[Il est un âge où l'éducation cesse, un âge où nous devons agir seuls en pleine conscience de notre libre arbitre, de notre volonté.
Devons-nous pourtant, à partir de ce jour, faire abstraction complète de tout ce qui s appelle inspirations, intuitions? Devons-nous marcher soutenus par le
seul raisonnement d'une raison faillible, devons-nous repousser complètement les
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Non, assurément. A tout âge, lors même que le givre des ans nous aurait
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apporté l'expérience amère, la connaissance profonde de nous-mêmes et de ceux
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qui nous entourent, ce serait un tort considérable de notre part de ne vouloir plus
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Jamais plier notre raison sous le vent salutaire de l'inspiration.
Le roseau gracieux nous donne lui-même l'exemple de cette flexibilité. Il n'a
pas le parfum enivrant de la fleur capiteuse ; 1l n'a pas non plus son charme ; il n emprunte aucune des couleurs tendres de ses robes aux diverses nuances. Infiniment simple, 1l a toujours la même gaine verte, toujours la même forme, et, il faut le dire aussi, 1l a toujours la même grâce...
Le vent des tempêtes peut souffler avec violence sur sa tête ; les cyclones
s efforcent en vain à briser sa tige. A toutes leurs tentatives il s'incline gracieux,
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accepte la caresse du zéphir, mais ne s’anéantit pas sous les menaces des ouragans. |
À quoi doit-1l cette résistance inébranlable ? Tout simplement à sa très grande flexibilité qui fait que, n’ayant aucun parti pris, 1l subit l'heureuse inspiration qui ne trouve pas d'obstacles dans un orgueil inébranlable.
Il doit en être de même pour l’homme. Qu'il consente une fois ou l’autre à
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faire taire les conseils fous que lui suggère son orgueil, qu’il se recueille pour écouter dans le silence la voix sage de ses conseillers intimes qui lui enjoignent
la bonté, la patience, la persévérance, le travail, la vigilance, la souplesse!
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