‹ Nos invisiblesChapitre 12 sur 203 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

S1l est un champ d'action sur lequel les adversaires doivent se tendre une main fraternelle, c’est bien celui sur lequel se discutent toutes les questions religieusement philosophiques, où s’élaborent tous les projets relatifs au bien moral de l'humanité.

L'immensité spirituelle du Dieu qui régit l'Univers, sa vaste et profonde intelligence, la conception grandiose de sa Justice et la source inépuisable de sa bonté et de sa miséricorde, en un mot les facultés transcendantes de cet Etre sublime ne sauraient souscrire aux mesquineries de l'esprit humain, aux détails puérils auxquels il se soumet, qu'il observe plus ou moins rigoureusement, et qui, tissant autour de son âme un filet de mailles serrées, l’'empêchent de s’élancer, avec toute sa force impulsive, vers des aspirations de nature à satisfaire le sens divin résidant en elle,

Ce qu'il importe de considérer en premier lieu c'est que, du moment que les prières des hommes s’élancent vers Dieu, se réclament de lui, puisqu'il est l'Unique, Une est sa volonté, Une est sa morale, et rien ne saurait dans leur pratique faire encourir aux uns le châtiment, aux autres la récompense.

Dieu est le sublime éducateur, le roi divin qui comprend toutes les langues,

qui sait juger les hommes selon leurs mœurs, selon les rites de leurs manifesta-

Rd PET

LÉ vu = a a — — ; = L em ie mm à à gant dome ; , à — =— —— = - EL = = z -: 5 NT ne Et . + ä D — reg = 2 - Le ÈS ES a + — A me . — - A ÈS ns SR ÈEE = - : = s - — L , Le « ; , ” ” EE Sr 2 * UE +=" pi. = RE # T. *: dr ARE x” — gun = —— = ne — = - = em = 5 - ' Ë ee : s L n \ mi És eur s édite sf bac LE #4 ; Te EU RAT DT ——— en, (Une ee a = AT RES : . Es % fais ès: © ED Le de RE = 4er è dé, dt Æ =: AVAL EP PR ds ve be. md. 2e x g hd « 7 be « , s L ne” 1 r. G n « Dates r + 2 apte PTT un ee pers — - : - = ht amer * n+ dé: # vbs ci da LL > ns - s ben amattt , 1. er: » c éd + = Fr re nes Mens >: S * — +——— J s Dr Gest + den Ê = sn k. , ÿ ctath ul , - . - . te | ss sont <> Sites las fin ee STE ER P “il DRE TEEN és CPE AUS UN. Mau = - = L —— = — ee es D HONTE eu D où 2 ‘ L 7 nt ne PET PAPE EEE nr > = au ps ER dé PTE = — — — A , rs D” « —"f ATX" . - = | É e 4 « : = h di dite S + à d + 2 D d Lan É ed cn j SA s ne pd pour "n . - : : ps d | : |

tions religieuses, selon les besoins de leurs âmes plus ou moins évoluées et d’affinités diverses.

Il lit jusqu'au tréfond des cœurs, et sachant combien est troublant le mystère qu'aucune religion n'a pu prouver scientifiquement, 1l ne peut réprouver aucun homme pour la foi qui lui est particulière et dont il a créé les détails hypothétiques, puisque cette foi a pour base l'existence de Dieu lui-même et la mission divine de l’âme qui réside en lui,

A l'heure présente les croyances religieuses, réparties sur différents points de l’Europe parmi les nations civilisées, sont au nombre de quatre : les israélites, les catholiques, les chrétiens orthodoxes et les protestants. Et si nous examinons la foi de chacun d’eux, nous découvrons en elle une logique profonde, appropriée aux aspirations des peuples qui la pratiquent.

L'israélite a dédaigné de changer sa croyance. Il s’est insurgé contre une action qu'il considérait comme une renégation de la foi de ses pères. C'est l’Ancien Testament qui est sa force, c’est sur lui qu'il s'appuie comme sur une base inébranlable, n’admettant aucune idée étrangère, croyant à Jéhovah et attendant toujours la venue du Messie, que ses ancêtres se sont refusés à reconnaître dans la personne de Jésus-Christ.

Le dieu qu'il adore ce n’est pas le dieu de la terre personnifié par la douce physionomie du Christ, c'est Dieu le pere, le créateur de l'Univers; c’est à lui directement que montent ses prières, sans qu'il consente à les faire passer par Celui dont nous avons déifié la personne et le visage pour donner à notre Ma 91nation une forme matérielle d’adoration.

L'Église catholique dépositaire de la chrétienté instituée par Jésus, s'est efforcée de continuer l’œuvre ébauchée par lui. Elle a obéi à sa volonté en établissant les bases d'une Église, ou association des fidèles réunis sous le même étendard. A-t-elle réussi pleinement ? Son programme s'est-il toujours ressenti de l'esprit du Maître? Ne s’est-elle ‘amais détournée de la voie tracée qu'il'eût suivie lui-même ?

Hélas non! Il faut bien le reconnaître, il n’en faut concevoir aucune honte, mais seulement être pénétré d’un sentiment de profonde humilité.

C'est pour cela quil est dangereux de se poser en législateur. C'est pour cela

que la vérité, qui doit sortir d’une assemblée de savants ou d’évêques réunis en

concile, ne peut être encore qu’une vérité relative souvent dénaturée par de nom-

breux facteurs inconscients, qui sont l'influence du siècle et le motif de l’assemblée, ayant éveillé chez leurs membres des sentiments violents qui confinent à l'excès, à l’exagération, et qui font tomber le vaisseau de l'Église sur un écueil en voulant se garer d’un autre.

Où est-1l l'être profondément sage, qu'aucun de ces facteurs ne troubler: dans son jugement, celui sur lequel aucune suggestion ne sera exercée, celui qui ne recevra de l'au-delà que des intentions parfaites en tous points, sans que jamais le souffle d'un esprit mauvais ou ignorant vienne, en l'effleurant, jeter la perturbation dans la direction de sa volonté et de son appréciation de la justice et de la vraie morale ?

Non! il n'existe pas en ce monde, car la terre ne recèle pas d'êtres aussi par-

faits, à moins qu'ils ne soient des Messies.

Quant au protestant, à l’orthodoxe schismatique, ceux-là aussi ont une raison

d'exister.

L'Église une fois instituée, ils l’ont voulue sans renouvellement ni changement des lois établies, et n’ont reconnu le droit de législation qu'à Jésus-Christ ou à ses premiers SUCCeSseurs.

Ils se sont révoltés contre des modifications dont ils n'étaient pas partisans, et puisqu il fallait se soumettre ou se démettre, ils ont fait un schisme en s'en remettant à l'Intelligence suprême pour ne pas condamner les croyances et les pratiques qui, hier encore, étaient pour eux un devoir, et qui, du jour au lendemain, les ont rejetés en dehors de l'Église mais non en dehors de la religion qui s adresse à un seul Dieu, le même pour tous.

En dehors du monde militant dont je viens de parler il y a encore dans cha-

cune de ces catégories, ceux qu'on appelle les tièdes. —- Tièdes envers leurs croyances, voilà leur crime.— Mais n'est-ce pas chez ceux-là que réside vraiment

l'esprit de charité enseigné par le Christ? Et celui qui ne voit dans un homme : nr hs RARE PRET J ; ÉANiee x . 7 r .

qu un frère en Dieu n'est-1l pas supérieur à cet autre qui s’écarte systématiquement de tout humain, qui, pour élever son âme vers Dieu, fait un geste différent, se sert de paroles différentes ou prend part à des cérémonies d’un rite, qui ne lui est pas familier ?

Pauvres humains ! Que votre cœur est étroit, que votre charité est bornée et votre conception circonscerite |

Vous ne savez vous supporter que par groupes restreints. Vous n accordez

ps < d = eee re er ere —s . LEVÉ

nr ire EC += ré. - …

nee D — e Cire De”,

A on er TS

ns Sd

oi P

NE S ze A5 E L 35 # 7. re“ FT … t4 ” - 8... 7 D "A ., ee re,

PU nas et.

LE ag

- AE Et,

votre bienveillance, votre tolérance qu'à vos coreligionnaires, et voulez votre Dieu jalousement pour vous seul! Vous vous prenez même à songer que le Ciel théologique entrevu au travers de votre imagination, n'est pas l'avenir de l'humanité entière, et que toutes les vertus pratiques, toute la charité répandue sur la souffrance et la misère incarnée ne sauraient acheter les béatitudes auxquelles nous conduit notre dogme quel qu'il soit.

Mais voici que le siècle dernier a vu luire une autre étoile. C'est Pétoile spirite. Est-ce une religion que cette philosophie s'adressant à tous les incarnés ?

Appelez-la philosophie, si vous jugez que son absence de dogmes ne lui mérite pas le titre de religion.

Dans les deux cas elle est la même, elle ouvre ses bras à l'humanité tout entière, invitant les religions de toute nature à se réfugier en elle, à venir se fondre dans son sein,

Elle n’est pas l’ennemie redoutable et désorganisatrice qui exigera de nous le renoncement au culte préféré, Loin de rejeter celui-ci ou celui-là elle les accepte tous, car elle est comme ces langues mères, desquelles dérivent tous les idiomes ou langages connus. Elle remonte aux siècles les plus reculés, elle a donné naissance à toutes les philosophies existantes et ne peut renier aucune d'elles.

Elle accueille l'israélite nourri par cet Ancien Testament, dont chaque page est une révélation spirite ou relate un fait médianimique.

Elle aime le catholique qui s'inspire de la morale du Christ, le Grand Esprit, quelle vénère et qui occupe dans l'au-delà la sphère lumineuse au seuil de laquelle s'arrête l’Ame indigne d’une atmosphère aussi idéalement pure.

Le spiritisme est aussi le point de départ du catholicisme, auquel il a suggéré la communion avec les saints ou esprits élevés, la crainte des démons ou esprits malfaisants.

Il admet les pratiques extérieures de tous ceux qui sont dirigés, comme le protestant ou l’orthodoxe, par la même intention déiste et par le progrès de l'âme secondé par la charité.

Il reconnaît encore comme le fils de ses croyances l’Indien bouddhiste, dont la religion est basée sur la théosophie.

Mais 1l va plus loin encore, il s'adresse également au libre penseur, au moraliste dépourvu de religion, ou s’abstenant de pratiques extérieures. Il

RACE 6 De nl me + 0 "er

Page 1