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gents, n accréditent pas plus l'inconnu qu'ils ne le nient. Ils admettent la possibilité de cetinconnu, et, s1 sa réalité leur est démontrée un jour, ils s’écrientcomme Crookes devant les phénomènes de matérialisation de l'Esprit Katie King : « Je ne dis pas que cela est possible, je dis que cela est! »
C'est cette bonne foi qui est infiniment désirable pour les humains. S'ils la possédaient, bien des solutions consolantes leur seraient données, mais peut-on faire un crime aux terrestres d’être foncièrement imparfaits, puisque le seul mot
- de « terre » est synonyme d'imperfection ?
Il suffit que l’âme prenne contact avec la matière humaine, pour qu'on puisse
dire d'elle qu'elle n’est plus qu'un composé de défauts et de qualités développés à
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un inégal degré.
A côté de son orgueil indomptable, elle a des mouvements d’admirable héroïsme, à côté de sa cupidité, des qualités d'ordre très appréciables, à côté de ses colères, une volonté qui étonne. On pourrait même se demander, lorsqu'on étudie cette âme bizarre, si ses défauts ne sont pas simplement un excès de
ses qualités, excès qui arriverait ainsi à produire sur celles-ci une déforma-
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tion nuisible, l'excès ou exagération étant, en réalité, le plus grand ennemi de
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son progrès moral.
Parmi les membres les plus gangrenés de l'humanité il existe des êtres qu'aucun Contact impur ne souille, qu'aucune influence malsaine n’effleure.
Au milieu des tristesses qui accablent l'humanité, l'œil exercé peut reconnaitre des âmes qui passent en n'ayant qu'un seul souci : celui de ne pas être remarquées, de ne pas être louées par un autre témoin que celui de leur conscience. Elles accomplissent des actes de bonté, d'héroïsme même, qui restent ignorés. Elles savent refréner leurs douleurs propres, pour s'occuper exclusivement de celles des autres. Elles connaissent, pour tout dire, le sens des mots : abnégation et bonté.
. Outre ces qualités toutes morales, l’homme en possède de merveilleuses d'activité et de travail.
Il est perpétuellement poussé à utiliser ce qui l'entoure, à étudier tous les
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moyens pour tirer le meilleur parti possible de cette matière qui l’environne.
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Il a horreur de l’inaction, crée en pensées lorsqu'il ne crée pas en actes, mais
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ne reste guère oisif, à moins toutefois qu'il s'agisse d'une catégorie d'êtres très
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/ peu avancés pour qui ce triste qualificatif de «paresseux» a dû être spécialement inventé.
Doué d'une adresse prodigieuse, l’homme arrive à enfanter de véritables petites merveilles. Chacun de ses doigts est un artiste complètement soumis aux volontés de sa partie pensante, de telle sorte que l’union de ces deux parties, volonté et actes, n'arrive jamais à souhaiter la dissolution que la mort cependant se charge de leur apporter tôt ou. tard.
Il ne faudrait pas, toutelois, assimiler cette dissolution à un cataclysme, et conclure de là que l'âme, privée de ses moyens d’actions, c’est-à-dire de son corps, devient inhabile, Une ressource lui reste, pour produire les mêmes effets d'adresse que ceux qu’elle produit lorsqu'elle est incorporée.
Cette ressource, c’est le périsprit, ou corps éthéré, qui la lui fournit. Formé d'une matière infiniment moins dense que le corps, celui-c1 conserve et développe même les qualités d’agilité, d'habileté, qui font l'admiration de ceux qui les ont constatées chez l'incarné, et qui ignoraient que la mort tant redoutée ne fera que lui apporter l'accroissement de ces qualités.
Cette admiration pour l’habileté, pour l'adresse de l’homme, est certainement motivée. Toutefois, je trouve qu’il faut encore plus lui prodiguer la louange, en ce qui concerne ce que j'appellerais cette connaissance spéciale, parfaitement établie et péremptoire chez lui, du bien et du mal.
Quelques rhéteurs, prenant véritablement plaisir à compliquer les choses, se sont efforcés de prouver que la connaissance ou différence à faire du bien et du mal, n'était pas donnée à tout le monde, qu'il était parfois fort scabreux d’as-
signer les bornes de l’un, de délimiter où se trouvait l’autre, que l’homme n’était
pas responsable de ses actes, que le bien et le mal n'étaient qu’une des mul-
tiples formes des conventions terrestres, que la morale n’était pas identique pour toutes les classes. ;
Ces théories sont archifausses. À moins d’être un de ces pauvres dégénérés dont les fautes peuvent seules être imputées à ses auteurs, l’homme salt pertinemment ce quil doit faire et ce qu'il doit fuir, ce qui est juste et ce qui ne l’est pas ; et c'est cette connaissance, instinctive même, qui est sa plus grande gloire ; c'est le sceau indélébile ou marque du premier degré dans son évolution, sa première supériorité ; et plus cette connaissance s’accentue, plus il est conscient, clairvoyant, sévère et juste envers lui-même, plus il est près de franchir cette
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