‹ Nos invisiblesChapitre 134 sur 203 · RES" PE · texte numérisé non relu

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permet d’être de plus en plus légère, et d'accéder ainsi aux hautes régions où l'âme arrive à la parfaite quintessence qu'aucune influence malsaine ne vient contre-balancer. |

C’est là, du reste, le critérium de tout progrès moral. Plus une âme plane, plus elle prouve son affinement. [/Univers n'est pourtant pas soumis à ce que nous appelons le Nord et le Sud, le bas et le haut. Le mot «s'élever » ne doit être pris que dans le sens de s'approcher, et l'âme élevée est celle qui s'éloigne de plus en plus rapidement des foyers d'épreuve au nombre desquels la terre joue son utilé et effrayant rôle d’expiation.

Mais s1 cette àme s’épure, transforme ou modifie ses qualités, elle n’en reste

pas moins elle-meéme au cours de ses nombreuses pérégrinations à travers les mondes. Sous le lent travail de la souffrance, ses défauts dominants peuvent et

doivent disparaître, mais sa qualité prépondérante s’affirmera, prendra une

intensité, une beauté de plus en plus grande, de même que le génie brillera d'un éclat de plus en plus pur. |

Et c'est le charme de la grande vie d’au-delà que cette diversité des qualités et des talents. Si l’homogénéité existait absolument, s1 les Esprits perdaient toute personnalité pour arriver à posséder une âme uniforme, nous retomberions forcément dans le système des contemplations extatiques annihilant le plus beau des dons que la Sagesse créatrice nous ait octroyés : l'intelligence.

Les qualités dominantes et différentes pour chaque Esprit sont, au reste, le bien qui lui est propre de longue date, et nous ne savons jusqu’à quel point elles puisent leurs origines dans l’animalité qui précède l'incarnation humaine.

Il est à remarquer, en effet, que chaque race d'animaux a sa caractéristique... Le chien est dévoué, le cheval fougueux, le chat caressant.

Mais ceci n’est qu'une supposition. L'histoire de l’homme et de son âme ne nous intéresse réellement qu’à dater du moment où il est homme. Avant cette époque, son esprit n’est, pour ainsi dire, qu’une semence peu productive, et cette semence doit subir divers modes grossiers de culture pour avoir ensuite le droit de commander à un corps humain.

C’est véritablement dès le début de l’incorporation dans l'humanité que les défauts et les qualités commencent à se faire jour. A la première incarnation ils

n offrent quoi que ce soit de saillant. Rien ne les distingue des autres. Mais à

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